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Page précédente / Page suivante Jean 14Par rolpoup :: jeudi 02 juillet 2009 à 23:57 :: Général
Où il est question de vérité Jean 14 1 "Que votre cœur ne se trouble pas: vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. 2 Dans la maison de mon Père, il y a beaucoup de demeures: sinon vous aurais-je dit que j’allais vous préparer le lieu où vous serez? 3 Lorsque je serai allé vous le préparer, je reviendrai et je vous prendrai avec moi, si bien que là où je suis, vous serez vous aussi. 4 Quant au lieu où je vais, vous en savez le chemin." 5 Thomas lui dit: "Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas, comment en connaîtrions-nous le chemin?" 6 Jésus lui dit: "Je suis le chemin et la vérité et la vie. Personne ne va au Père si ce n’est par moi. 7 Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. Dès à présent vous le connaissez et vous l’avez vu." 8 Philippe lui dit: "Seigneur, montre-nous le Père et cela nous suffit." 9 Jésus lui dit: "Je suis avec vous depuis si longtemps, et cependant, Philippe, tu ne m’as pas reconnu! Celui qui m’a vu a vu le Père. Pourquoi dis-tu: Montre-nous le Père? 10 Ne crois-tu pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même! Au contraire, c’est le Père qui, demeurant en moi, accomplit ses propres oeuvres. 11 Croyez-moi, je suis dans le Père, et le Père est en moi; et si vous ne croyez pas ma parole, croyez du moins à cause de ces oeuvres. 12 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera lui aussi les oeuvres que je fais; il en fera même de plus grandes, parce que je vais au Père. 13 Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, de sorte que le Père soit glorifié dans le Fils. 14 Si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. 15 "Si vous m’aimez, vous vous appliquerez à observer mes commandements; 16 moi, je prierai le Père: il vous donnera un autre Paraclet qui restera avec vous pour toujours. 17 C’est lui l’Esprit de vérité, celui que le monde est incapable d’accueillir parce qu’il ne le voit pas et qu’il ne le connaît pas. Vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous et il est en vous. 18 Je ne vous laisserai pas orphelins, je viens à vous. 19 Encore un peu, et le monde ne me verra plus; vous, vous me verrez vivant et vous vivrez vous aussi. 20 En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père et que vous êtes en moi et moi en vous. 21 Celui qui a mes commandements et qui les observe, celui-là m’aime: or celui qui m’aime sera aimé de mon Père et, à mon tour, moi je l’aimerai et je me manifesterai à lui." 22 Judas, non pas l’Iscariote, lui dit: "Seigneur, comment se fait-il que tu aies à te manifester à nous et non pas au monde?" 23 Jésus lui répondit: "Si quelqu’un m’aime, il observera ma parole, et mon Père l’aimera; nous viendrons à lui et nous établirons chez lui notre demeure. 24 Celui qui ne m’aime pas n’observe pas mes paroles; or, cette parole que vous entendez, elle n’est pas de moi mais du Père qui m’a envoyé. 25 Je vous ai dit ces choses tandis que je demeurais auprès de vous; 26 le Paraclet, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses et vous fera ressouvenir de tout ce que je vous ai dit. « Je suis le chemin et la vérité et la vie. Personne ne va au Père si ce n’est par moi. » Voilà un propos qui a fait coulé pas mal d’encre — prêtant à pas mal de confusions, faisant dire à Jésus : nul ne vient au Père que par l’Église ! — et pas n’importe laquelle ! Ou encore : nul ne vient au Père que par la religion chrétienne. Quid alors de ceux qui ont vécu avant l’ère chrétienne ? Et la foi de Jésus de se voir dès lors muer en un rite, ou une série de rites — éventuellement susceptibles de varier dans le temps par un système d’évolution et d’abrogations auxquelles il s’agit dès lors d’être très vigilant sous peine de se voir taxé d’avoir raté quelque train de l’histoire religieuse ! Bref, à l’époque des disciples, le coche aurait été tenu par Jésus, qui aurait repris les rênes de Moïse avant qu’elles ne soient transmises à Mahomet puis aux prophètes mormons… ou autres étapes que ne franchissent que ceux qui ne stoppent pas le processus avant : à Mahomet pour les musulmans, à Jésus pour les chrétiens — c’est-à-dire, ici, concrètement, à l’Église qui en dessine le portrait adéquat ! À moins qu’on ne revienne au texte et à ce que Jésus y dit ! Le discours ci-dessus isole tout simplement « vérité » en oubliant « chemin » et « vie », sans compter que ce discours a au préalable investi le mot « vérité » d’un sens bien rationaliste et binaire sur le mode du « c’est vrai ou c’est faux » ! Or le mot grec traduit un mot hébreu qui, lui, a donné : « Amen » — non pas « vérité conceptuelle », mais quelque chose de l’ordre de l’acquiescement. Acquiescement en l’occurrence à un chemin qui conduit à la vie. Quand on sait que ces paroles renvoient à la mort toute proche de Jésus, qui ouvre sur la résurrection des morts, on a en lui un chemin qui seul conduit au Père d’une tout autre nature que la prétention à l’exclusivité qui serait celle du chef de secte qu’on en a fait. Il n’est d’accès au Père, à la Vie éternelle, à la résurrection, que dans la mort à soi-même que Jésus s’apprête à assumer pour nous. Philippe veut-il voir ? Circulez, il n’y a rien à voir ! Résumé en substance de la réponse de Jésus — qui passe dès lors du voir au croire. Ce que l’on remarque hélas trop peu. Car cela vaut, du coup, évidemment pour nous, qui n’avons pas vu Jésus. « Qui m’a vu a vu le Père » n’est ainsi évidemment pas à prendre comme étant d’ordre visuel ! — mais comme signifiant au contraire : il n’y rien à voir, mais à croire ; Philippe qui vient d’enchaîner sur les propos de Thomas devenant ainsi un précurseur du Thomas qui voudra voir pour croire la résurrection de Jésus. Ici comme là, c’est de nous, qui ne pouvons plus voir, qu’il s’agit — et non pas pour nous imaginer qu’il suffiraient de nous confectionner des images pour pallier à l’impossibilité de voir celui dont il nous est avantageux qu’il s’en allât. Croyez seulement, confiance, et « Si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. » Relation étrange que celle de l'Esprit et des disciples. Jésus l'annonce, les disciples recevrons, connaîtront l'Esprit... parce qu'ils le connaissent déjà. Ils vivront de l'Esprit en quelque sorte parce qu'ils en vivent déjà ! C'est là rien d'autre que ce que ce que disent les v.16-17 : "le Père vous donnera... l'Esprit de vérité... [cela parce que contrairement au monde,]... vous le connaissez, parce qu'il demeure près de vous et qu'il est en vous"... L'Esprit ne se fait donc connaître qu'à ceux qui le connaissent, il n'est donné qu'à ceux en qui il demeure déjà. Contrairement au “monde”, c’est à dire à “l’apparence”, qui ne peut pas le recevoir, parce qu'il ne le connaît pas. Tout un programme, nous donnant un rapport étroit entre l'Esprit de Jésus, qui est la communion au Père et au Fils (v. 20), — et l'obéissance à sa parole, à ses commandements On entre dans la question de l'Alliance entre Dieu et son peuple. L’Esprit ou la Torah telle qu’elle s'inscrit dans le cœur des croyants par le don de l'Esprit. C’est un des aspects connus des Prophètes et qui est signifié à nouveau dans le dévoilement de la Parole de Dieu en Jésus Christ ; la Torah s'inscrit dans le cœur des croyants par le don de l'Esprit que Jésus promet de la part du Père. En tout cela l'Esprit de la promesse nous précède. Et là, apparaît Jude… Ou « Judas, non pas l’Iscariote », dit littéralement le texte. Il est significatif que la TOB ait choisi de rendre cela par « Jude, non pas Judas l’Iscariote ». Pour le grec, « Jude » s’écrit bien « Judas », qui rend l’hébreu « Juda ». Or voilà que ce nom superbe, renvoyant à l’idée de « louange » en est venu à être chargé d’une signification telle que l’on peine même à l'utiliser pour un autre Judas, qui n’est pas le traître. Ambivalence de notre « louange » ? Louange du « monde », en forme de flatterie et de « baiser de Judas » ; ce monde qui ne reçoit pas le Christ. Louange dans l’Esprit de Vérité envoyé par le Père qui se traduit concrètement par l’observance de sa parole, cette parole venue finalement en Jésus, et dont l’observance est le signe de la présence de celui à qui est destinée la louange. « J’avais mis en l’Eternel mon espérance ; Et il s’est incliné vers moi, il a écouté mes cris. Il m’a retiré de la fosse de destruction, Du fond de la boue ; Et il a dressé mes pieds sur le roc, Il a affermi mes pas. Il a mis dans ma bouche un cantique nouveau, Une louange à notre Dieu ; Beaucoup l’ont vu, et ont eu de la crainte, Et ils se sont confiés en l’Eternel. » (Psaume 40, 1-3) Jean 13Par rolpoup :: mardi 30 juin 2009 à 23:17 :: Général
Servir ou trahir Jean 13 1 Avant la fête de la Pâque, Jésus sachant que son heure était venue, l'heure de passer de ce monde au Père, lui, qui avait aimé les siens qui sont dans le monde, les aima jusqu'à l'extrême. 2 Au cours du repas, alors que déjà le diable avait jeté au cœur de Judas Iscariote, fils de Simon, la pensée de le livrer, 3 sachant que le Père a remis toutes choses entre ses mains, qu'il est sorti de Dieu et qu'il va vers Dieu, 4 Jésus se lève de table, dépose son vêtement et prend un linge dont il se ceint. 5 Il verse ensuite de l'eau dans un bassin et commence à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge dont il était ceint. 6 Il arrive ainsi à Simon-Pierre qui lui dit : « Toi, Seigneur, me laver les pieds ! » 7 Jésus lui répond : « Ce que je fais, tu ne peux le savoir à présent, mais par la suite tu comprendras. » 8 Pierre lui dit : « Me laver les pieds à moi ! Jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu ne peux pas avoir part avec moi. » 9 Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, non pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! » 10 Jésus lui dit : « Celui qui s'est baigné n'a nul besoin d'être lavé, car il est entièrement pur : et vous, vous êtes purs, mais non pas tous. » 11 Il savait en effet qui allait le livrer ; et c'est pourquoi il dit : « Vous n'êtes pas tous purs. » 12 Lorsqu'il eut achevé de leur laver les pieds, Jésus prit son vêtement, se remit à table et leur dit : « Comprenez-vous ce que j'ai fait pour vous ? 13 Vous m'appelez “le Maître et le Seigneur” et vous dites bien, car je le suis. 14 Dès lors, si je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez vous aussi vous laver les pieds les uns aux autres ; 15 car c'est un exemple que je vous ai donné : ce que j'ai fait pour vous, faites-le vous aussi. 16 En vérité, en vérité, je vous le dis, un serviteur n'est pas plus grand que son maître, ni un envoyé plus grand que celui qui l'envoie. 17 Sachant cela, vous serez heureux si du moins vous le mettez en pratique. 18 Je ne parle pas pour vous tous ; je connais ceux que j'ai choisis. Mais qu'ainsi s'accomplisse l'Ecriture : Celui qui mangeait le pain avec moi, contre moi a levé le talon. 19 Je vous le dis à présent, avant que l'événement n'arrive, afin que, lorsqu'il arrivera, vous croyiez que Je Suis. 20 En vérité, en vérité, je vous le dis, recevoir celui que j'enverrai, c'est me recevoir moi-même, et me recevoir c'est aussi recevoir celui qui m'a envoyé. » 21 Ayant ainsi parlé, Jésus fut troublé intérieurement et il déclara solennellement : « En vérité, en vérité, je vous le dis, l'un d'entre vous va me livrer. » 22 Les disciples se regardaient les uns les autres, se demandant de qui il parlait. 23 Un des disciples, celui-là même que Jésus aimait, se trouvait à côté de lui. 24 Simon-Pierre lui fit signe : « Demande de qui il parle. » 25 Se penchant alors vers la poitrine de Jésus, le disciple lui dit : « Seigneur, qui est-ce ? » 26 Jésus répondit : « C'est celui à qui je donnerai la bouchée que je vais tremper. » Sur ce, Jésus prit la bouchée qu'il avait trempée et il la donna à Judas Iscariote, fils de Simon. 27 C'est à ce moment, alors qu'il lui avait offert cette bouchée, que Satan entra en Judas. Jésus lui dit alors : « Ce que tu as à faire, fais-le vite. » 28 Aucun de ceux qui se trouvaient là ne comprit pourquoi il avait dit cela. 29 Comme Judas tenait la bourse, quelques-uns pensèrent que Jésus lui avait dit d'acheter ce qui était nécessaire pour la fête, ou encore de donner quelque chose aux pauvres. 30 Quant à Judas, ayant pris la bouchée, il sortit immédiatement : il faisait nuit. 31 Dès que Judas fut sorti, Jésus dit : « Maintenant, le Fils de l'homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié par lui ; 32 Dieu le glorifiera en lui-même, et c'est bientôt qu'il le glorifiera. 33 Mes petits enfants, je ne suis plus avec vous que pour peu de temps. Vous me chercherez et comme j'ai dit aux Judéens : “Là où je vais, vous ne pouvez venir”, à vous aussi maintenant je le dis. 34 « Je vous donne un commandement nouveau : aimez-vous les uns les autres. Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. 35 A ceci, tous vous reconnaîtront pour mes disciples : à l'amour que vous aurez les uns pour les autres. » 36 Simon-Pierre lui dit : « Seigneur, où vas-tu ? » Jésus lui répondit : « Là où je vais, tu ne peux me suivre maintenant, mais tu me suivras plus tard. » 37 « Seigneur, lui répondit Pierre, pourquoi ne puis-je te suivre tout de suite ? Je me dessaisirai de ma vie pour toi ! » 38 Jésus répondit : « Te dessaisir de ta vie pour moi ! En vérité, en vérité, je te le dis, trois fois tu m'auras renié avant qu'un coq ne se mette à chanter. » « Ce que je fais, tu ne peux le savoir à présent, mais par la suite tu comprendras » dit Jésus à Simon Pierre. À ce moment là un « fils de Simon ! », Judas fils de Simon, a déjà arrêté la pensée de trahir. Trahir ou servir. Jésus a insisté pour laver les pieds de ses disciples, en exemple de ce qu’ils doivent servir. Judas a arrêté sa pensée : trahir. Pierre trahira aussi, mais pour une trahison d’une portée limitée. Auparavant, comme pour un signe, Jésus leur a lavé les pieds. « C’est impossible aux hommes, mais à Dieu tout est possible ». Tel pourrait être le résumé de la leçon reçue par Pierre. Homme courageux, Pierre découvrira ses limites au chant du coq, volatile symbolisant à merveille les capacités du courage des hommes face aux limites de l’impossible signifié par la Croix — mais « à Dieu, tout est possible ». Dieu qui nous a rejoints en Jésus servant… que l’on rejoint par le service. Telle est la Cène dans l’Évangile de Jean, comme pour dire que la communion n’est pas un phénomène mécanique de partage d’un repas — Judas y a participé ! — mais est dans le service de Dieu, service par lequel il nous rejoint, et hors duquel il n’y a que trahison. « Mes ennemis sont pleins de vie, pleins de force ; Ceux qui me haïssent sans cause sont nombreux. Ils me rendent le mal pour le bien ; Ils sont mes adversaires, parce que je recherche le bien. Ne m’abandonne pas, Eternel ! Mon Dieu, ne t’éloigne pas de moi ! Viens en hâte à mon secours, Seigneur, mon salut ! » (Psaume 38, 19-22) Jean 12, 20-50Par rolpoup :: lundi 29 juin 2009 à 23:41 :: Général
Si le grain ne tombe en terre… Jean 12, 20-50 20 Il y avait quelques Grecs parmi les gens qui étaient montés pour adorer pendant la fête. 21 Ils s’approchèrent de Philippe, de Bethsaïda en Galilée, et lui demandèrent: Seigneur, nous voudrions voir Jésus. 22 Philippe alla le dire à André, puis André et Philippe allèrent le dire à Jésus. 23 Jésus leur répondit: L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié. 24 En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé ne tombe en terre et ne meurt, il reste seul; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. 25 Celui qui aime sa vie la perd, et celui qui a de la haine pour sa vie dans ce monde la conservera pour la vie éternelle. 26 Si quelqu'un veut me servir, qu'il se mette à ma suite, et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un me sert, le Père l'honorera. 27 « Maintenant mon âme est troublée, et que dirai-je ? Père, sauve-moi de cette heure ? Mais c'est précisément pour cette heure que je suis venu. 28 Père, glorifie ton nom. » Alors, une voix vint du ciel : « Je l'ai glorifié et je le glorifierai encore. » 29 La foule qui se trouvait là et qui avait entendu disait que c'était le tonnerre ; d'autres disaient qu'un ange lui avait parlé. 30 Jésus reprit la parole : « Ce n'est pas pour moi que cette voix a retenti, mais bien pour vous. 31 C'est maintenant le jugement de ce monde, maintenant le prince de ce monde va être jeté dehors. 32 Pour moi, quand j'aurai été élevé de terre, j'attirerai à moi tous les hommes. » 33 — Par ces paroles il indiquait de quelle mort il allait mourir. 34 La foule lui répondit : « Nous avons appris par la Loi que le Christ doit rester à jamais. Comment peux-tu dire qu'il faut que le Fils de l'homme soit élevé ? Qui est-il, ce Fils de l'homme ? » 35 Jésus leur répondit : « La lumière est encore parmi vous pour un peu de temps. Marchez pendant que vous avez la lumière, pour que les ténèbres ne s'emparent pas de vous : car celui qui marche dans les ténèbres ne sait où il va. 36 Pendant que vous avez la lumière croyez en la lumière, pour devenir des fils de lumière. » Après leur avoir ainsi parlé, Jésus se retira et se cacha d'eux. 37 Quoiqu'il eût opéré devant eux tant de signes, ils ne croyaient pas en lui, 38 de sorte que s'accomplît la parole que le prophète Esaïe avait dite : Seigneur, qui a cru ce qu'on nous avait entendu dire ? et à qui le bras du Seigneur a-t-il été révélé ? 39 Le même Esaïe a indiqué la raison pour laquelle ils ne pouvaient croire : 40 Il a aveuglé leurs yeux et il a endurci leur cœur, pour qu'ils ne voient pas de leurs yeux, que leur cœur ne comprenne pas, qu'ils ne se convertissent pas, et je les aurais guéris ! 41 Cela, Esaïe le dit parce qu'il a vu sa gloire et qu'il a parlé de lui. 42 Cependant, parmi les dirigeants eux-mêmes, beaucoup avaient cru en lui ; mais, à cause des Pharisiens, ils n'osaient le confesser, de crainte d'être exclus de la synagogue : 43 c'est qu'ils préféraient la gloire qui vient des hommes à la gloire qui vient de Dieu. 44 Cependant, Jésus proclama : « Qui croit en moi, ce n'est pas en moi qu'il croit, mais en celui qui m'a envoyé, 45 et celui qui me voit, voit aussi celui qui m'a envoyé. 46 Moi, la lumière, je suis venu dans le monde, afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. 47 Si quelqu'un entend mes paroles et ne les garde pas, ce n'est pas moi qui le juge : car je ne suis pas venu juger le monde, je suis venu sauver le monde. 48 Qui me rejette et ne reçoit pas mes paroles a son juge : la parole que j'ai dite le jugera au dernier jour. 49 Je n'ai pas parlé de moi-même, mais le Père qui m'a envoyé m'a prescrit ce que j'ai à dire et à déclarer. 50 Et je sais que son commandement est vie éternelle : ce que je dis, je le dis comme le Père me l'a dit. » Un signe, pour Jésus, que son jour approche : des Grecs veulent le voir. Ils vont le voir, élevé dans la gloire. Ces Grecs, qui sont en fait des Judéens de la diaspora, viennent de loin ; ils viennent au Temple, pour la Pâque. Et ils veulent voir Jésus, qui annonçait son corps ressuscité comme le Temple du Royaume qui vient. Ils veulent voir Jésus, ils vont bientôt le voir : dès lors, il le sait, son heure approche. Ils vont le voir, élevé à la croix, élevé à la gloire, d’où il va attirer tous les hommes à lui, depuis les extrémités de la Terre. Et ainsi, mis à mort comme le grain qui tombe en terre, il va porter le fruit de la promesse faite à Abraham jusqu’aux extrémités de la Terre. La question est alors celle de notre entrée dans ce Royaume. Et Jésus en indique le chemin en réponse à ses disciples venus lui annoncer la demande des Grecs : « Celui qui aime sa vie la perd, et celui qui cesse de s’y attacher en ce monde la gardera pour la vie éternelle. Si quelqu’un veut me servir, qu’il se mette à ma suite, et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, le Père l’honorera. » Être sur la croix avec lui, dans sa gloire. Si le Christ demeure éternellement, s’il est la lumière qui permet la vie et le devenir, il peut être retiré du monde. C’est ce qui advient lors de son élévation, à la croix, donc. C’est ainsi que si la croix, comme élévation, comme ascension, est glorification du Christ, elle est aussi signe de son retrait, de son absence. C’est en sa présence que l’on devient en plénitude, que l’on devient enfant de lumière. Son absence est signe de ténèbres, préfiguration de la croix — et comme pour une mise en garde : « il s’en alla et se cacha loin d’eux ». « Ne t'enflamme pas contre les méchants, ne fais pas de zèle contre les criminels, car ils se faneront aussi vite que l'herbe, et comme la verdure, ils se flétriront. Compte sur le SEIGNEUR et agis bien pour demeurer dans le pays et paître en sécurité. Fais tes délices du SEIGNEUR, il te donnera ce que ton cœur désire. » (Psaume 37, 1-4) Jean 12, 1-19Par rolpoup :: samedi 27 juin 2009 à 10:11 :: Général
Onction pour la sépulture Jean 12, 1-19 1 Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie, où était Lazare qu’il avait ressuscité d’entre les morts. 2 Là, on lui fit un repas; Marthe servait et Lazare était un de ceux qui se trouvaient à table avec lui. 3 Marie prit une livre d’un parfum de nard pur de grand prix, en répandit sur les pieds de Jésus et lui essuya les pieds avec ses cheveux; et la maison fut remplie de l’odeur du parfum. 4 Un de ses disciples, Judas Iscariot, celui qui devait le livrer, dit alors: 5 Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum trois cents deniers pour les donner aux pauvres? 6 Il disait cela, non qu’il se mît en peine des pauvres, mais parce qu’il était voleur et que, tenant la bourse, il prenait ce qu’on y mettait. 7 Mais Jésus dit: Laisse-la garder ce parfum pour le jour de ma sépulture. 8 Vous avez toujours les pauvres avec vous, mais moi, vous ne m’avez pas toujours. 9 La foule nombreuse des Judéens apprit qu’il était là, et ils y vinrent, non pas seulement à cause de Jésus, mais pour voir aussi Lazare qu’il avait ressuscité d’entre les morts. 10 Les principaux sacrificateurs délibérèrent afin de faire mourir aussi Lazare, 11 parce que beaucoup de Judéens s’éloignaient à cause de lui et croyaient en Jésus. 12 Le lendemain, la foule nombreuse de gens venue pour la fête, apprit que Jésus se rendait à Jérusalem; 13 ils prirent des branches de palmiers et sortirent à sa rencontre, et il criaient: Hosanna! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, le roi d’Israël. 14 Jésus trouva un ânon et s’assit dessus, selon ce qui est écrit: 15 Sois sans crainte, fille de Sion; Voici, ton roi vient, Assis sur le petit d’une ânesse. 16 Ses disciples ne comprirent pas cela tout d’abord; mais quand Jésus fut glorifié, alors ils se souvinrent que ces choses étaient écrites de lui, et que, pour lui, ils les avaient faites. 17 La foule, qui était avec Jésus quand il appela Lazare du tombeau et le ressuscita d’entre les morts, lui rendait témoignage. 18 C’est pourquoi la foule vint à sa rencontre, car elle avait appris qu’il avait fait ce miracle. 19 Les Pharisiens se dirent donc les uns aux autres: Vous voyez que vous ne gagnez rien, voici que (tout) le monde est allé après lui. Tandis que l’on complote pour faire mourir le gêneur, celui qui risque par ses actions d’attirer l’attention, et les foudres, des Romains — tandis que l’on veut même pour le coup renvoyer à la tombe le ressuscité Lazare, le temps de la condamnation approche effectivement pour Jésus, et va être signifié par la fameuse onction messianique, qui lui sera administrée par une femme. Si Marc et Matthieu insistent sur la dimension d’onction messianique en soulignant que le parfum est répandu sur sa tête, l’Évangile de Jean s’intéresse à la descente en humanité, et jusqu’à la mort (« pour le jour de ma sépulture » — v. 7), en s’attachant au geste concernant les pieds de Jésus. Descente en humanité et jusqu’à la mort, de celui qui vient du ciel. L’Évangile de Jean y a abondamment insisté (Jésus est celui qui vient du ciel), et il vient de le souligner avec cette résurrection de Lazare qui le fait accéder dès aujourd’hui au monde à venir. Eh bien, celui qui vient du ciel nous rejoint en humanité. Il nous rejoint jusqu’en notre propre individualité — avec en signe, ce geste humain qui consacre l’humanité du Messie parmi les hommes, geste accomplie par une femme, nommée ici, signe de son individualité : Marie (v. 3). Un geste qui ouvre l’accomplissement des Écritures auquel correspond l’entrée à Jérusalem, selon l’intention expresse de Jésus en vue de sa « glorification » / sa crucifixion. Sera scellé désormais le projet de ses ennemis, le mettre à mort, le tout en lien avec la résurrection de Lazare qui a déclenché pour lui cette popularité mortelle. « La parole impie du méchant est au fond de son cœur ; La crainte de Dieu n’est pas devant ses yeux. Car il se flatte à ses propres yeux, Pour consommer son iniquité, pour assouvir sa haine. Les paroles de sa bouche sont fausses et trompeuses ; Il renonce à agir avec sagesse, à faire le bien. Il médite l’injustice sur sa couche, Il se tient sur une voie qui n’est pas bonne, Il ne repousse pas le mal. Eternel ! ta bonté atteint jusqu’aux cieux, Ta fidélité jusqu’aux nues. » (Psaume 36, 1-5) Jean 11, 45-57Par rolpoup :: vendredi 26 juin 2009 à 23:10 :: Général
“Ils ne se laisseront pas persuader, Jean 11, 45-57 45 Plusieurs des Judéens venus chez Marie, qui avaient vu ce qu’il avait fait, crurent en lui. 46 Mais quelques-uns d’entre eux allèrent trouver les Pharisiens et leur dirent ce qu’avait fait Jésus. 47 Alors les principaux sacrificateurs et les Pharisiens assemblèrent le sanhédrin et dirent: Qu’allons-nous faire? Car cet homme fait beaucoup de miracles. 48 Si nous le laissons faire, tous croiront en lui, et les Romains viendront (nous) enlever et notre Lieu (saint) et notre nation. 49 L’un d’eux, Caïphe, qui était souverain sacrificateur cette année-là, leur dit: Vous n’y entendez rien; 50 vous ne vous rendez pas compte qu’il est avantageux pour vous qu’un seul homme meure pour le peuple et que la nation entière ne périsse pas. 51 Or, il ne dit pas cela de lui-même mais, étant souverain sacrificateur cette année-là, il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation. 52 Et non seulement pour la nation, mais aussi afin de réunir en un seul (corps) les enfants de Dieu dispersés. 53 Dès ce jour, ils résolurent de le faire mourir. 54 Jésus donc ne circula plus ouvertement parmi les Judéens; mais il partit de là pour la contrée voisine du désert, dans une ville appelée Éphraïm; il y séjournait avec ses disciples. 55 La Pâque des Judéens était proche; et beaucoup de gens du pays montèrent à Jérusalem avant la Pâque, afin de se purifier. 56 Ils cherchaient Jésus et se disaient les uns aux autres dans le temple: Qu’en pensez-vous? Ne viendra-t-il point à la fête? 57 Or, les principaux sacrificateurs et les Pharisiens avaient donné des ordres pour que, si quelqu’un savait où il était, il le dénonce, afin qu’on l’arrête. « Ils ne se laisseront pas persuader, même si quelqu’un ressuscitait d’entre les morts. » Tel est l’effet produit par la résurrection de Lazare en Jean. Les uns croient, mais ceux qui n’ont pas envie de croire (de s’en laisser conter pourront-ils dire) non seulement ne croient pas, mais au regard des incidences gênantes (au regard des Romains) que pourrait avoir la chose, envisagent carrément d’éliminer celui qui peut susciter l’agacement des Romains, Jésus, qui vient de ressusciter Lazare ! « Il est avantageux pour vous qu’un seul homme meure pour le peuple et que la nation entière ne périsse pas » (v. 50), ira jusqu’à dire — en prophète, relève l’évangile — le grand-prêtre Caïphe. « Eternel ! défends–moi contre mes adversaires, Combats ceux qui me combattent ! Saisis le petit et le grand bouclier, Et lève–toi pour me secourir ! Brandis la lance et le javelot contre mes persécuteurs ! Dis à mon âme : Je suis ton salut ! » (Psaume 35, 1-3) Jean 11, 17-44Par rolpoup :: jeudi 25 juin 2009 à 16:54 :: Général
“Lazare, sors !” Jean 11, 17-44 17 A son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau; il y était depuis quatre jours déjà. 18 Comme Béthanie est distante de Jérusalem d’environ quinze stades, 19 beaucoup de Judéens étaient venus chez Marthe et Marie pour les consoler au sujet de leur frère. 20 Lorsque Marthe apprit que Jésus arrivait, elle alla au-devant de lui, tandis que Marie était assise dans la maison. 21 Marthe dit à Jésus: "Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. 22 Mais maintenant encore, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te le donnera." 23 Jésus lui dit: "Ton frère ressuscitera." 24 -"Je sais, répondit-elle, qu’il ressuscitera lors de la résurrection, au dernier jour." 25 Jésus lui dit: "Je suis la résurrection et la vie: celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra; 26 et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela?" 27 -"Oui, Seigneur, répondit-elle, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde." 28 Là-dessus, elle partit appeler sa sœur Marie et lui dit tout bas: "Le Maître est là et il t’appelle." 29 A ces mots, Marie se leva immédiatement et alla vers lui. 30 Jésus, en effet, n’était pas encore entré dans le village; il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré. 31 Les Judéens étaient avec Marie dans la maison et ils cherchaient à la consoler. Ils la virent se lever soudain pour sortir, ils la suivirent: ils se figuraient qu’elle se rendait au tombeau pour s’y lamenter. 32 Lorsque Marie parvint à l’endroit où se trouvait Jésus, dès qu’elle le vit, elle tomba à ses pieds et lui dit: "Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort." 33 Lorsqu’il les vit se lamenter, elle et les Judéens qui l’accompagnaient, Jésus frémit intérieurement et il se troubla. 34 Il dit: "Où l’avez-vous déposé?" Ils répondirent: "Seigneur, viens voir." 35 Jésus pleura; 36 et les Judéens disaient: "Voyez comme il l’aimait!" 37 Mais quelques-uns d’entre eux dirent: "Celui qui a ouvert les yeux de l’aveugle n’a pas été capable d’empêcher Lazare de mourir." 38 Alors, à nouveau, Jésus frémit intérieurement et il s’en fut au tombeau; c’était une grotte dont une pierre recouvrait l’entrée. 39 Jésus dit alors: "Enlevez cette pierre." Marthe, la sœur du défunt, lui dit: "Seigneur, il doit déjà sentir… Il y a en effet quatre jours…" 40 Mais Jésus lui répondit: "Ne t’ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu?" 41 On ôta donc la pierre. Alors, Jésus leva les yeux et dit: "Père, je te rends grâce de ce que tu m’as exaucé. 42 Certes, je savais bien que tu m’exauces toujours, mais j’ai parlé à cause de cette foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que tu m’as envoyé." 43 Ayant ainsi parlé, il cria d’une voix forte: "Lazare, sors!" 44 Et celui qui avait été mort sortit, les pieds et les mains attachés par des bandes, et le visage enveloppé d’un linge. Jésus dit aux gens: "Déliez-le et laissez-le aller!" « Cette maladie n’est pas pour la mort » avait dit Jésus ; et pourtant, Lazare meurt ! Jésus arrivant quatre jours après son inhumation, s’est-il trompé ? « Ton frère ressuscitera », promet-il alors à Marthe… qui confesse sa foi, celle de son catéchisme : « Oui je sais qu’il ressuscitera au dernier jour ». Et puisqu’il le faut, je m’en consolerai… Sachant qui est Jésus, ce qu’on attendait de lui — « si tu avais été ici, Lazare ne serait pas mort » — on a de quoi concevoir une certaine déception : une affirmation sur la foi commune quant à la résurrection future ! Et voilà que la parole de Jésus avait une autre portée ! En relevant Lazare, c’est-à-dire en le faisant accéder dès aujourd’hui au dernier jour, au jour du Royaume, Jésus accomplit une chose qui s’adresse, à travers Marthe, à nous tous : « Je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi vivra quand bien même il sera serait mort ». Et Marthe croit… et entre aujourd’hui pour toujours dans la présence de celui qui est la résurrection et la vie. La résurrection de Lazare en sera le signe. Même le passage par la destruction du corps n’enlève rien à ce que Jésus est la résurrection et la vie. Ce pourquoi « cette maladie n’est pas pour la mort » ! « Crois-tu cela ? » a-t-il demandé à Marthe. — « Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde ». À ce moment-là, elle sait : elle, et Lazare, sont passés de la mort à la vie ! « Lazare, sors ! » Tel est l’ordre de la liberté et de la vie, écho à toutes les paroles de la loi qui libère, depuis le « va, quitte » adressé à Abraham, parole de Loi, jusqu’à, cet autre « sors », qui est l’ordre de départ de l’Exode, et au « sortez de Babylone » concernant cet autre exil. La liberté se reçoit comme parole de loi, la libération par rapport à tous les esclavages et enfin par rapport à l’esclavage de la mort. Loi qui ne s’accomplit qu’en étant obéie. Parole de loi qui s’accompagne de son pendant : « Déliez-le et laissez-le aller ! » — autre parole de Loi, écho à « laisse aller mon peuple ! » « Je bénirai l’Eternel en tout temps ; Sa louange sera toujours dans ma bouche. Que mon âme se glorifie en l’Eternel ! Que les malheureux écoutent et se réjouissent ! » (Psaume 34, 1-2) Jean 11, 1-16Par rolpoup :: mercredi 24 juin 2009 à 19:19 :: Général
La maladie à la mort Jean 11, 1-16 1 Il y avait un homme malade; c’était Lazare de Béthanie, le village de Marie et de sa sœur Marthe. 2 Il s’agit de cette même Marie qui avait oint le Seigneur d’une huile parfumée et lui avait essuyé les pieds avec ses cheveux; c’était son frère Lazare qui était malade. 3 Les sœurs envoyèrent dire à Jésus: "Seigneur, celui que tu aimes est malade." 4 Dès qu’il l’apprit, Jésus dit: "Cette maladie n’aboutira pas à la mort, elle servira à la gloire de Dieu: c’est par elle que le Fils de Dieu doit être glorifié." 5 Or Jésus aimait Marthe et sa sœur et Lazare. 6 Cependant, alors qu’il savait Lazare malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait. 7 Après quoi seulement, il dit aux disciples: "Retournons en Judée." 8 Les disciples lui dirent: "Rabbi, tout récemment encore les Judéens cherchaient à te lapider; et tu veux retourner là-bas?" 9 Jésus répondit: "N’y a-t-il pas douze heures de jour? Si quelqu’un marche de jour, il ne trébuche pas parce qu’il voit la lumière de ce monde; 10 mais si quelqu’un marche de nuit, il trébuche parce que la lumière n’est pas en lui." 11 Après avoir prononcé ces paroles, il ajouta: "Notre ami Lazare s’est endormi, mais je vais aller le réveiller." 12 Les disciples lui dirent donc: "Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé." 13 En fait, Jésus avait voulu parler de la mort de Lazare, alors qu’ils se figuraient, eux, qu’il parlait de l’assoupissement du sommeil. 14 Jésus leur dit alors ouvertement: "Lazare est mort, 15 et je suis heureux pour vous de n’avoir pas été là, afin que vous croyiez. Mais allons à lui!" 16 Alors Thomas, celui que l’on appelle Didyme, dit aux autres disciples: "Allons, nous aussi, et nous mourrons avec lui." « Cette maladie n’est point pour la mort » (v. 4). Cette affirmation de Jésus ouvre le Traité du désespoir de S. Kierkegaard, qui constate : « et cependant Lazare mourut ». Kierkegaard en déduit : « Ainsi, pour le chrétien, pas même la mort n’est "la maladie mortelle", et encore moins tout ce qui ressortit aux souffrances corporelles ». « La maladie à la mort », c’est le désespoir, « le désespoir, ce mal du moi, la "maladie mortelle". Le désespéré est un malade à mort ». Or ce n’est pas là la maladie de Lazare. Sa maladie — qui verra son décès ! — n’est donc pas pour la mort, « mais pour la gloire de Dieu ». Ici « le salut est le suprême impossible humain ; mais à Dieu tout est possible »… « Il s’agit de croire, il n’y a qu’un seul remède : À Dieu tout est possible ». « Le croyant voit et saisit en tant qu’homme sa perte, mais il croit. » Les disciples voulaient bien espérer, mais pas par-delà la mort ! S’il y a un espoir, c’est qu’il n’est pas mort — tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir ! Ou bien, quand Jésus a dit clairement : « Lazare est mort », les disciples comprennent son invitation à croire comme invitation à mourir avec Jésus qui, allant rejoindre Lazare, les a invités à le suivre. Bref l’espoir est pour eux cette chose normale, qui se réfère à tous les possibles connus, à des relations normales de cause à effet… Mais ce n’est pas ce qu’a dit Jésus. La victoire sur le vrai désespoir, qu’il s’agit de réaliser, le vrai désespoir qu’est la maladie à la mort, est victoire sur la maladie à la mort, sur la mort, et même sur cette espérance normale qui ne conçoit que les possibles normaux. C’est ainsi que, comme le comprendra Paul, il s’agit au fond d’espérer non seulement contre le désespoir pour lui substituer cet espoir « normal », désespoir qui s’ignore — mais d’espérer même contre cet espoir « raisonnable » : « espérer contre toute espérance ». L’espérance à laquelle Jésus ouvre est de cette nature, par-delà toute maladie à la mort, celle-ci eût-elle des allures d’espoir raisonnable… « Justes, réjouissez–vous en l’Eternel ! La louange sied aux hommes droits. Célébrez l’Eternel avec la harpe, Célébrez–le sur le luth à dix cordes. Chantez–lui un cantique nouveau ! Faites retentir vos instruments et vos voix ! » (Psaume 33, 1-3) 2 Corinthiens 13Par rolpoup :: samedi 13 juin 2009 à 9:33 :: Général
Force dans la faiblesse 2 Corinthiens 13 1 Je vais chez vous pour la troisième fois. Toute affaire se réglera sur la déclaration de deux ou de trois témoins. 2 Lorsque j’étais présent pour la seconde fois, j’ai déjà dit, et aujourd’hui que je suis absent je dis encore d’avance à ceux qui ont péché précédemment et à tous les autres que, si je retourne chez vous, je n’userai d’aucun ménagement, 3 puisque vous cherchez une preuve que Christ parle en moi, lui qui n’est pas faible à votre égard, mais qui est puissant parmi vous. 4 Car il a été crucifié à cause de sa faiblesse, mais il vit par la puissance de Dieu ; nous aussi, nous sommes faibles en lui, mais nous vivrons avec lui par la puissance de Dieu pour agir envers vous. 5 Examinez–vous vous mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi ; éprouvez–vous vous–mêmes. Ne reconnaissez–vous pas que Jésus–Christ est en vous ? à moins peut–être que vous ne soyez réprouvés. 6 Mais j’espère que vous reconnaîtrez que nous, nous ne sommes pas réprouvés. 7 Cependant nous prions Dieu que vous ne fassiez rien de mal, non pour paraître nous–mêmes approuvés, mais afin que vous pratiquiez ce qui est bien et que nous, nous soyons comme réprouvés. 8 Car nous n’avons pas de puissance contre la vérité ; nous n’en avons que pour la vérité. 9 Nous nous réjouissons lorsque nous sommes faibles, tandis que vous êtes forts ; et ce que nous demandons dans nos prières, c’est votre perfectionnement. 10 C’est pourquoi j’écris ces choses étant absent, afin que, présent, je n’aie pas à user de rigueur, selon l’autorité que le Seigneur m’a donnée pour l’édification et non pour la destruction. 11 Au reste, frères, soyez dans la joie, perfectionnez–vous, consolez–vous, ayez un même sentiment, vivez en paix ; et le Dieu d’amour et de paix sera avec vous. 12 Saluez–vous les uns les autres par un saint baiser. 13 (13–12) Tous les saints vous saluent. 14 (13–13) Que la grâce du Seigneur Jésus–Christ, l’amour de Dieu, et la communication du Saint–Esprit, soient avec vous tous ! « Il a été crucifié à cause de sa faiblesse, mais il vit par la puissance de Dieu ; nous aussi, nous sommes faibles en lui, mais nous vivrons avec lui par la puissance de Dieu pour agir envers vous » (v. 4). La bonne nouvelle qui ressort de la croix, qui scelle le triomphe de celui qui a ainsi vaincu jusqu’à la mort-même, est que du cœur de toute faiblesse peut jaillir, par lui, une force insoupçonnable. Mieux, là-même est le déploiement de toute force. Cette consolation conçue avec clarté par l’Apôtre est finalement le grand don qu’il a apporté aux Corinthiens et parce qu’il le leur a écrit, à nous tous. « L’Éternel est mon berger : je ne manquerai de rien. Il me fait reposer dans de verts pâturages, Il me dirige près des eaux paisibles. Il restaure mon âme, Il me conduit dans les sentiers de la justice, A cause de son nom. Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : Ta houlette et ton bâton me rassurent. Tu dresses devant moi une table, En face de mes adversaires ; Tu oins d’huile ma tête, Et ma coupe déborde. Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront Tous les jours de ma vie, Et j’habiterai dans la maison de l’Éternel Jusqu’à la fin de mes jours. » (Psaume 23) 2 Corinthiens 12Par rolpoup :: vendredi 12 juin 2009 à 10:27 :: Général
“Ma grâce te suffit” 2 Corinthiens 12 1 Il faut se glorifier… Cela n’est pas bon. J’en viendrai néanmoins à des visions et à des révélations du Seigneur. 2 Je connais un homme en Christ, qui fut, il y a quatorze ans, ravi jusqu’au troisième ciel (si ce fut dans son corps je ne sais, si ce fut hors de son corps je ne sais, Dieu le sait). 3 Et je sais que cet homme (si ce fut dans son corps ou sans son corps je ne sais, Dieu le sait) 4 fut enlevé dans le paradis, et qu’il entendit des paroles ineffables qu’il n’est pas permis à un homme d’exprimer. 5 Je me glorifierai d’un tel homme, mais de moi–même je ne me glorifierai pas, sinon de mes infirmités. 6 Si je voulais me glorifier, je ne serais pas un insensé, car je dirais la vérité ; mais je m’en abstiens, afin que personne n’ait à mon sujet une opinion supérieure à ce qu’il voit en moi ou à ce qu’il entend de moi. 7 Et pour que je ne sois pas enflé d’orgueil, à cause de l’excellence de ces révélations, il m’a été mis une écharde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et m’empêcher de m’enorgueillir. 8 Trois fois j’ai prié le Seigneur de l’éloigner de moi, 9 et il m’a dit : Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi. 10 C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ ; car, quand je suis faible, c’est alors que je suis fort. 11 J’ai été un insensé : vous m’y avez contraint. C’est par vous que je devais être recommandé, car je n’ai été inférieur en rien aux apôtres par excellence, quoique je ne sois rien. 12 Les preuves de mon apostolat ont éclaté au milieu de vous par une patience à toute épreuve, par des signes, des prodiges et des miracles. 13 En quoi avez–vous été traités moins favorablement que les autres Eglises, sinon en ce que je ne vous ai point été à charge ? Pardonnez–moi ce tort. 14 Voici, pour la troisième fois je suis prêt à aller chez vous, et je ne vous serai point à charge ; car ce ne sont pas vos biens que je cherche, c’est vous–mêmes. Ce n’est pas, en effet, aux enfants à amasser pour leurs parents, mais aux parents pour leurs enfants. 15 Pour moi, je dépenserai très volontiers, et je me dépenserai moi–même pour vos âmes, dussé–je, en vous aimant davantage, être moins aimé de vous. 16 Soit ! je ne vous ai point été à charge ; mais, en homme astucieux, je vous ai pris par ruse ! 17 Ai–je tiré du profit de vous par quelqu’un de ceux que je vous ai envoyés ? 18 J’ai engagé Tite à aller chez vous, et avec lui j’ai envoyé le frère : est–ce que Tite a exigé quelque chose de vous ? N’avons–nous pas marché dans le même esprit, sur les mêmes traces ? 19 Vous vous imaginez depuis longtemps que nous nous justifions auprès de vous. C’est devant Dieu, en Christ, que nous parlons ; et tout cela, bien–aimés, nous le disons pour votre édification. 20 Car je crains de ne pas vous trouver, à mon arrivée, tels que je voudrais, et d’être moi–même trouvé par vous tel que vous ne voudriez pas. Je crains de trouver des querelles, de la jalousie, des animosités, des cabales, des médisances, des calomnies, de l’orgueil, des troubles. 21 Je crains qu’à mon arrivée mon Dieu ne m’humilie de nouveau à votre sujet, et que je n’aie à pleurer sur plusieurs de ceux qui ont péché précédemment et qui ne se sont pas repentis de l’impureté, de l’impudicité et des dissolutions auxquelles ils se sont livrés. Quelle importance ont les références prestigieuses, la réputation « médiatique » ou les titres hiérarchiques en regard de cela seul qui compte : l’Evangile de la libération ? Quel prix ont même les expériences spirituelles et mystiques dont Paul aussi, et peut-être particulièrement, pourrait se targuer, en regard — au cœur même de nos faiblesses, si ce n’est de notre insignifiance — de cette seule révélation qui vaille : « ma grâce te suffit », et elle seule… « Mon Dieu ! mon Dieu ! pourquoi m’as–tu abandonné, Et t’éloignes–tu sans me secourir, sans écouter mes plaintes ? Mon Dieu ! je crie le jour, et tu ne réponds pas ; La nuit, et je n’ai point de repos. Pourtant tu es le Saint, Tu sièges au milieu des louanges d’Israël. En toi se confiaient nos pères ; Ils se confiaient, et tu les délivrais. Ils criaient à toi, et ils étaient sauvés ; Ils se confiaient en toi, et ils n’étaient point confus » (Psaume 22, 1-5). 2 Corinthiens 11Par rolpoup :: mercredi 10 juin 2009 à 7:46 :: Général
Des “apôtres déguisés” ? 2 Corinthiens 11 1 Oh ! si vous pouviez supporter de ma part un peu de folie ! Mais vous, me supportez ! 2 Car je suis jaloux de vous d’une jalousie de Dieu, parce que je vous ai fiancés à un seul époux, pour vous présenter à Christ comme une vierge pure. 3 Toutefois, de même que le serpent séduisit Eve par sa ruse, je crains que vos pensées ne se corrompent et ne se détournent de la simplicité à l’égard de Christ. 4 Car, si quelqu’un vient vous prêcher un autre Jésus que celui que nous avons prêché, ou si vous recevez un autre Esprit que celui que vous avez reçu, ou un autre Evangile que celui que vous avez embrassé, vous le supportez fort bien. 5 Or, j’estime que je n’ai été inférieur en rien à ces apôtres par excellence. 6 Si je suis un ignorant sous le rapport du langage, je ne le suis point sous celui de la connaissance, et nous l’avons montré parmi vous à tous égards et en toutes choses. 7 Ou bien, ai–je commis un péché parce que, m’abaissant moi–même afin que vous fussiez élevés, je vous ai annoncé gratuitement l’Evangile de Dieu ? 8 J’ai dépouillé d’autres Eglises, en recevant d’elles un salaire, pour vous servir. 9 (11–8) Et lorsque j’étais chez vous et que je me suis trouvé dans le besoin, je n’ai été à charge à personne ; (11–9) car les frères venus de Macédoine ont pourvu à ce qui me manquait. En toutes choses je me suis gardé de vous être à charge, et je m’en garderai. 10 Par la vérité de Christ qui est en moi, je déclare que ce sujet de gloire ne me sera pas enlevé dans les contrées de l’Achaïe. 11 Pourquoi ?… Parce que je ne vous aime pas ?… Dieu le sait ! 12 Mais j’agis et j’agirai de la sorte, pour ôter ce prétexte à ceux qui cherchent un prétexte, afin qu’ils soient trouvés tels que nous dans les choses dont ils se glorifient. 13 Ces hommes–là sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs, déguisés en apôtres de Christ. 14 Et cela n’est pas étonnant, puisque Satan lui–même se déguise en ange de lumière. 15 Il n’est donc pas étrange que ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice. Leur fin sera selon leurs œuvres. 16 Je le répète, que personne ne me regarde comme un insensé ; sinon, recevez–moi comme un insensé, afin que moi aussi, je me glorifie un peu. 17 Ce que je dis, avec l’assurance d’avoir sujet de me glorifier, je ne le dis pas selon le Seigneur, mais comme par folie. 18 Puisqu’il en est plusieurs qui se glorifient selon la chair, je me glorifierai aussi. 19 Car vous supportez volontiers les insensés, vous qui êtes sages. 20 Si quelqu’un vous asservit, si quelqu’un vous dévore, si quelqu’un s’empare de vous, si quelqu’un est arrogant, si quelqu’un vous frappe au visage, vous le supportez. 21 J’ai honte de le dire, nous avons montré de la faiblesse. Cependant, tout ce que peut oser quelqu’un, –je parle en insensé, –moi aussi, je l’ose ! 22 Sont–ils Hébreux ? Moi aussi. Sont–ils Israélites ? Moi aussi. Sont–ils de la postérité d’Abraham ? Moi aussi. 23 Sont–ils ministres de Christ ? –Je parle en homme qui extravague. –Je le suis plus encore : par les travaux, bien plus ; par les coups, bien plus ; par les emprisonnements, bien plus. Souvent en danger de mort, 24 cinq fois j’ai reçu des Judéens quarante coups moins un, 25 trois fois j’ai été battu de verges, une fois j’ai été lapidé, trois fois j’ai fait naufrage, j’ai passé un jour et une nuit dans l’abîme. 26 Fréquemment en voyage, j’ai été en péril sur les fleuves, en péril de la part des brigands, en péril de la part de ceux de ma nation, en péril de la part des païens, en péril dans les villes, en péril dans les déserts, en péril sur la mer, en péril parmi les faux frères. 27 J’ai été dans le travail et dans la peine, exposé à de nombreuses veilles, à la faim et à la soif, à des jeûnes multipliés, au froid et à la nudité. 28 Et, sans parler d’autres choses, je suis assiégé chaque jour par les soucis que me donnent toutes les Eglises. 29 Qui est faible, que je ne sois faible ? Qui vient à tomber, que je ne brûle ? 30 S’il faut se glorifier, c’est de ma faiblesse que je me glorifierai ! 31 Dieu, qui est le Père du Seigneur Jésus, et qui est béni éternellement, sait que je ne mens point !… 32 A Damas, le gouverneur du roi Arétas faisait garder la ville des Damascéniens, pour se saisir de moi ; 33 mais on me descendit par une fenêtre, dans une corbeille, le long de la muraille, et j’échappai de leurs mains. Quand Paul vient de requérir des Corinthiens une large libéralité en faveur de l’Église de Jérusalem (cf. ch. 9 & 10), et quand on sait (cf. ch. 11, v. 22) que les représentants des « super-Apôtres » (TOB) sur lesquels il ironise sont des prédicateurs se réclamant de Jérusalem, on mesure à quel point la libéralité dans le don à laquelle il appelle n’est pas un vain mot. Il appelle à la générosité en faveur de l’Église de ceux dont la prédication est le plus en obstacle à « son » Évangile, qu’il clame jusqu’à passer pour excessif, l’Évangile de la foi seule — pour l’annonce duquel il a été, et est persécuté en maints lieux (v. 23-33). Cela dit, c’est aussi parce qu’il ne mégote pas dans la solidarité matérielle qu’il peut user d’un ton si libre à leur égard, jusqu’à taxer les prédicateurs venus de Jérusalem d’ « apôtres déguisés » (v. 13). « Les cieux racontent la gloire de Dieu, Et l’étendue manifeste l’œuvre de ses mains. Le jour en instruit un autre jour, La nuit en donne connaissance à une autre nuit. Ce n’est pas un langage, ce ne sont pas des paroles Dont le son ne soit point entendu […] La loi de l’Eternel est parfaite, elle restaure l’âme ; Le témoignage de l’Eternel est véritable, il rend sage l’ignorant. » (Psaume 19, 1-3 & 7). Page précédente /
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