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Ésaïe 24, 1-13Par rolpoup :: vendredi 29 février 2008 à 18:33 :: Général
Temps de ruine Ésaïe 24, 1-13 1 Voici que l’Éternel dévaste la terre et la dépeuple, Il en bouleverse la face, en disperse les habitants : 2 Il en est du sacrificateur comme du peuple, Du maître comme du serviteur, De la maîtresse comme de la servante, Du vendeur comme de l’acheteur, Du prêteur comme de l’emprunteur, Du créancier comme du débiteur. 3 La terre est complètement dévastée, totalement pillée ; Car l’Éternel a prononcé cette parole. 4 La terre est dans le deuil, épuisée, Le monde épuisé dépérit, Ils dépérissent, les gens haut-placés de la terre. 5 La terre a été profanée par ses habitants ; Car ils enfreignaient les lois, Altéraient les prescriptions, Ils rompaient l’alliance éternelle. 6 C’est pourquoi la malédiction dévore la terre, Et ses habitants en portent la culpabilité ; C’est pourquoi les habitants de la terre sont consumés, Et il ne reste qu’un petit nombre d’hommes. 7 Le vin doux est en deuil, La vigne dépérit ; Tous ceux qui avaient le cœur joyeux soupirent. 8 L’allégresse des tambourins a cessé, Le bruit des amusements a pris fin, L’allégresse de la cithare a cessé. 9 On ne boit plus de vin en chantant, Les liqueurs sont amères au buveur. 10 La ville désertée est démolie. Toutes les maisons sont fermées, On n’y entre plus. 11 On crie dans les rues, Parce que le vin manque, Toute joie s’est assombrie, L’allégresse est bannie du pays. 12 La dévastation est restée dans la ville, Et les portes abattues sont en ruines. 13 Car il en est dans le pays, au milieu des peuples, Comme lors du gaulage de l’olivier, Comme lors du grappillage quand la vendange est finie. « Un temps pour planter et un temps pour arracher » ! dit l’Ecclésiaste. Il est des temps de détresse, parfois caractérisés par l’inconscience de ceux qui les traversent, ou précisément, qui ne les ont pas vus arriver… jusqu’au jour où le vin de fête vient à manquer ! Une ruine qui n’est pas sans lien avec le dédain des préceptes divins. Et pourtant il n’est qu’une vérité qui ne passe pas : Dieu, qui est au-delà des temps, traverse les temps… « Berger d’Israël, écoute. Toi qui mènes Joseph comme un troupeau, toi qui sièges sur les chérubins, révèle-toi, devant Ephraïm, Benjamin et Manassé. Réveille ta vaillance, viens pour nous sauver. Dieu, fais-nous revenir ; que ton visage s’éclaire et nous serons sauvés » (Psaume 80, 1-3). Ésaïe 23Par rolpoup :: jeudi 28 février 2008 à 9:20 :: Général
Tyr et son commerce… Ésaïe 23 1 Menace sur Tyr. Lamentez-vous, navires de Tarsis ! Car elle est détruite : Plus de maisons ! plus d’entrée ! C’est du pays de Kittim que cela leur fut révélé. 2 Soyez muets d’effroi, habitants de l’île, Que comblaient les marchands de Sidon, parcourant la mer ! 3 Sur les vastes eaux, les céréales du fleuve, La moisson du Nil étaient pour elle un revenu; Elle était le marché des nations. 4 Sois dans la honte, Sidon ! Car ainsi parle la mer, La forteresse de la mer : Je n’ai pas eu de douleurs, Je n’ai pas accouché, Je n’ai pas fait grandir de jeunes gens, Ni élevé de jeunes filles. 5 Quand la nouvelle arrivera en Égypte, On tremblera comme Tyr a tremblé à cette nouvelle. 6 Passez vers Tarsis, Lamentez-vous, habitants de l’île, 7 Est-ce là votre ville où l’on s’amuse ? Elle avait une origine antique, Et ses pieds la mènent séjourner au loin. 8 Qui a pris cette résolution Contre Tyr, la dispensatrice des couronnes, Elle dont les marchands étaient des princes, Dont les commerçants étaient honorés de toute la terre ? 9 C’est l’Éternel des armées qui a pris cette résolution, Pour blesser l’orgueil de tout ce qui brille, Pour humilier tous ceux qui sont honorés sur terre. 10 Traverse ton pays, pareille au Nil, Fille de Tarsis, plus de joug ! 11 L’Éternel a étendu sa main sur la mer ; Il a fait trembler les royaumes ; Il a ordonné à Canaan de détruire ses places-fortes. 12 Il a dit : Tu ne continueras plus à t’amuser, Toi qui as été violentée, vierge, fille de Sidon ! Lève-toi, passe au pays de Kittim ! Même là, il n’y aura pas de repos pour toi. 13 Voici le pays des Chaldéens Qui n’étaient pas un peuple ; Les Assyriens l’ont destiné aux habitants du désert ; Ils élèvent des tours de garde, Ils renversent les donjons de Tyr, Ils les mettent en ruines. 14 Lamentez-vous, navires de Tarsis ! Car votre forteresse est détruite ! 15 En ce jour-là, Tyr tombera dans l’oubli soixante-dix ans, Ce que durent les jours d’un roi. Au bout de soixante-dix ans, il en sera de Tyr Comme de la prostituée dont parle la chanson : 16 Prends une cithare, Fais le tour de la ville, Prostituée qu’on oublie ! Joue bien, multiplie tes chants, Pour qu’on se souvienne de toi ! — 17 Au bout de soixante-dix ans, L’Éternel visitera Tyr, Et elle retournera à son salaire impur ; Elle se prostituera à tous les royaumes du monde, Sur la face de la terre. 18 Mais son gain et son salaire impur Seront consacrés à l’Éternel, Ils ne seront ni entassés ni conservés ; Car son gain sera pour ceux qui habitent devant l’Éternel Une nourriture qui rassasie Et des vêtements magnifiques. Toujours la réjouissance au temps de la détresse ! À présent c’est Tyr qui est visée. Ville de civilisation maritime, riche de son commerce — d’où le titre, repris dans l’Apocalypse, de « prostituée ». Activité à laquelle Tyr retournera lorsqu’elle aura traversé le temps de sa destruction — commerce mondial et fructueux… Comme toute civilisation prospère, Tyr vit dans l’illusion de sa perpétuité jusqu’au cœur de la menace qui plane sur elle. La violence et la destruction ne l’épargneront pas non plus… Et le fruit de son commerce finira consacré à Dieu ! « Jusqu’où ira, SEIGNEUR, cette colère qui n’en finit pas, cette jalousie qui brûle comme un feu ? » (Psaume 79, 5) Ésaïe 22, 15-25Par rolpoup :: mercredi 27 février 2008 à 21:02 :: Général
Destin d’un courtisan Ésaïe 22, 15-25 15 Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel des armées: Va trouver ce courtisan, Chebna, gouverneur du palais: 16 Qu’est-ce qui est à toi ici, Et qui as-tu pour toi ici, Que tu creuses ici un sépulcre? On se creuse un sépulcre sur la hauteur, On se taille une demeure dans le roc! 17 Voici que l’Éternel te jettera d’un jet vigoureux, Il te bâillonnera d’un bâillon, 18 Il te fera rouler, rouler comme une balle, Sur une terre spacieuse; Là tu mourras, là seront tes chars magnifiques, O toi, l’ignominie de la maison de ton maître! 19 Je te chasserai de ton poste, L’Éternel t’arrachera de ta situation, 20 En ce jour-là, J’appellerai mon serviteur Éliaqim, fils de Hilqiya; 21 Je le revêtirai de ta tunique, Je le ceindrai de ton écharpe, Et je remettrai ton pouvoir entre ses mains; Il sera un père pour les habitants de Jérusalem Et pour la maison de Juda. 22 Je mettrai sur son épaule la clé de la maison de David: Quand il ouvrira, nul ne fermera; Quand il fermera, nul n’ouvrira. 23 Je l’enfoncerai comme un piquet dans un lieu sûr, Et il sera un siège de gloire pour sa famille. 24 Tout ce qui fait la gloire de sa famille Y sera suspendu, Branches principales et rameaux secondaires, Toute la petite vaisselle Depuis les bassines jusqu’aux jarres. 25 En ce jour, — Oracle de l’Éternel des armées, Le piquet enfoncé dans un lieu sûr sera enlevé, Il sera abattu et cédera, Et le fardeau qui était sur lui sera détruit, Car l’Éternel a parlé. Le but d’un courtisan, on le sait, est de s’assurer des privilèges auprès de celui qui est position de pouvoir… Voilà que pour Ésaïe, cela revient à se « creuser un sépulcre » ! C’est ce que la menace qui plane va dévoiler de façon criante ! Au jour où régnera celui que Dieu désigne… « O mon peuple, écoute ma loi, tends l’oreille aux paroles de ma bouche. Je vais ouvrir la bouche pour une parabole et dégager les leçons du passé. Ce que nous avons entendu et connu, ce que nos pères nous ont transmis, nous ne le tairons pas à leurs descendants, mais nous transmettrons à la génération suivante les titres de gloire du SEIGNEUR, sa puissance et les merveilles qu’il a faites » (Psaume 78, 1-4). Ésaïe 22, 1-14Par rolpoup :: mardi 26 février 2008 à 17:05 :: Général
Menaces, festivités et misère Ésaïe 22, 1-14 1 Proclamation sur le ravin de la vision. Qu’as-tu donc à monter tout entière sur les toits 2 ville tumultueuse et pleine de tapage, cité en liesse ? Tes morts ne sont pas morts par l’épée, ils n’ont pas été tués au combat. 3 Tes généraux se sont tous enfuis, ils ont été faits prisonniers sous la menace de l’arc. Tous ceux qui ont été retrouvés ont été faits prisonniers, ils avaient fui au loin. 4 Et maintenant, je dis : détournez-vous de moi, que je pleure amèrement; n’insistez pas pour me consoler de la dévastation de la fille de mon peuple. 5 Car c’est un jour d’effarement, d’effondrement et d’affolement de par le Seigneur DIEU, le tout-puissant. Dans le ravin de la vision, une muraille s’écroule, et des cris s’élèvent vers la montagne. 6 Elam porte le carquois sur des chars attelés et montés et Qir sort le bouclier. 7 Tes plus belles plaines sont remplies de chars, les attelages prennent position aux portes, 8 la couverture de Juda est enlevée. Ce jour-là, vous avez regardé vers l’arsenal de la Maison de la Forêt 9 et vous avez vu que les brèches de la ville de David étaient nombreuses. Vous avez amassé l’eau dans le réservoir inférieur. 10 Vous avez fait le compte des maisons de Jérusalem, vous avez démoli les maisons pour rendre inaccessibles les murailles. 11 Vous avez aménagé un bassin entre les deux murailles pour les eaux de l’ancien réservoir. Mais vous n’avez pas regardé vers celui qui agit en tout cela, vous n’avez pas vu celui qui est à l’œuvre depuis longtemps. 12 Ce jour-là, le Seigneur DIEU, le tout-puissant, vous appelait à pleurer et à vous lamenter, à vous raser la tête et à ceindre le sac, 13 et c’est l’allégresse et la joie: on tue les bœufs, on égorge les moutons, on mange de la viande, on boit du vin, on mange, on boit… car demain nous mourrons. 14 Le SEIGNEUR, le tout-puissant, m’a fait entendre cette révélation : Jamais ce péché ne vous sera pardonné que vous ne soyez morts. Le Seigneur DIEU, le tout-puissant, l’a juré. Après les nations, Babylone en tête, voilà que Jérusalem même n’est pas à l’abri de la menace — ici celle d’Elam, et donc du futur empire perse. Et voilà que comme en tout temps de détresse, on commence par se croire inébranlable, par croire en ses défenses. Voilà qu’on continue sur l’habitude acquise de s’étaler en festivités diverses — au cœur d’un monde de misère ; bref de mépriser l’appel de Dieu… « C’est Dieu que j’appelle et je crie; c’est Dieu que j’appelle, il m’écoutera. Au temps de ma détresse, je cherche le Seigneur. Dans la nuit, les mains tendues sans faiblir, je refuse tout réconfort. Je me rappelle Dieu et je gémis; plus j’y reviens, plus mon esprit s’embrouille » (Psaume 77, 1-3) Ésaïe 21Par rolpoup :: lundi 25 février 2008 à 19:35 :: Général
“Elle est tombée, Babylone…” Ésaïe 21 1 Proclamation sur le désert maritime. Pareil aux tourbillons qui traversent le Néguev, il vient du désert, pays redoutable 2 -vision accablante qui m’a été révélée-le traître qui trahit, le dévastateur qui dévaste: "Monte, Elam! Assiège, Mède! Je mets un terme à toutes les plaintes." 3 Et maintenant, mes reins ne sont plus que frisson, des douleurs m’ont saisi comme les douleurs de celle qui enfante. Je suis trop tourmenté pour entendre, trop épouvanté pour voir. 4 Ma raison s’égare, je tremble de frayeur. La fraîcheur du soir que j’avais désirée s’est transformée pour moi en épouvante. 5 On dresse la table, la garde veille, on mange, on boit… Debout, capitaines, graissez vos boucliers! 6 Car ainsi m’a parlé le Seigneur: "Va, place le guetteur qu’il annonce ce qu’il verra. 7 S’il voit un char attelé de deux chevaux, un cavalier sur un âne, un cavalier sur un chameau, qu’il fasse bien attention, qu’il redouble d’attention!" 8 Celui qui regarde a crié: "A mon poste de guet, monseigneur, je me tiens tout le jour, à mon poste de garde, je reste debout toute la nuit. 9 Et voici ce qui vient: un homme sur un char attelé de deux chevaux. Il prend la parole et dit: Elle est tombée, elle est tombée, Babylone, et toutes les statues de ses dieux sont par terre, brisées. 10 Toi que le Seigneur a battu comme le grain sur son aire, j’ai appris cela du SEIGNEUR, le tout-puissant, Dieu d’Israël, je te l’ai annoncé. 11 Proclamation sur Douma On me crie de Séïr: "Veilleur, où en est la nuit? Veilleur, où en est la nuit?" 12 Le veilleur répond: "Le matin vient et de nouveau la nuit. Si vous voulez encore poser la question, revenez." 13 Proclamation sur l’Arabie. Vous allez passer la nuit dans la forêt en Arabie, caravanes de Dedân. 14 Allez à la rencontre de l’assoiffé, apportez de l’eau, habitants du pays de Téma; allez au-devant du fugitif avec son pain, 15 car ils s’enfuient devant les épées, devant l’épée déchaînée, devant l’arc tendu sous le poids du combat. 16 Ainsi m’a parlé le Seigneur: Encore un an-année de mercenaire-et toute la gloire de Qédar sera anéantie, 17 et il en restera bien peu parmi les arcs des guerriers de Qédar. C’est le SEIGNEUR, Dieu d’Israël, qui l’a dit. Entre cri de détresse et splendide étonnement… Un cri qui, concernant le Nouveau Testament, sera repris jusque dans l’Apocalypse de Jean. Si le texte parle de la menace contre Babylone de ce qui deviendra la puissante Perse, Elam, il ne faut pas négliger que depuis fort longtemps Elam est une puissance potentielle, tout d’abord négligée… Il y a là aussi un aspect de l’étonnement devant la chute de la puissance invincible. Voilà qui est en tout temps d’actualité ! Quelle puissance dominante n’a jamais envisagé, au faite de sa puissance, qu’elle était éternelle ? Et pourtant elle est tombée, Babylone… « En Juda, Dieu s’est fait connaître; son nom est grand en Israël. Sa tente s’est fixée à Salem, et à Sion, sa demeure. Là, il a brisé les foudres de l’arc, le bouclier et l’épée, la guerre » (Psaume 76, 1-3). Exode 17, 3-7Par rolpoup :: dimanche 24 février 2008 à 8:40 :: Dimanches & fêtes
“Celui qui boira l’eau que je lui donnerai…” Exode 17, 3-7 3 Le peuple était là, pressé par la soif, et le peuple murmurait contre Moïse. Il disait : Pourquoi nous as-tu fait monter hors d’Égypte, pour nous faire mourir de soif, moi, mes fils et mes troupeaux ? 4 Moïse cria au SEIGNEUR : "Que dois-je faire pour ce peuple ? Encore un peu, ils vont me lapider." 5 Le SEIGNEUR dit à Moïse : "Passe devant le peuple, prends avec toi quelques anciens d’Israël ; le bâton dont tu as frappé le Fleuve, prends-le en main et va. 6 Je vais me tenir devant toi, là, sur le rocher — en Horeb. Tu frapperas le rocher, il en sortira de l’eau, et le peuple boira." Moïse fit ainsi, aux yeux des anciens d’Israël. 7 Il appela ce lieu du nom de Massa et Mériba — Épreuve et Querelle — à cause de la querelle des fils d’Israël et parce qu’ils mirent le SEIGNEUR à l’épreuve en disant : "Le SEIGNEUR est-il au milieu de nous, oui ou non ?" Psaume 95, 1-2 – 6-9 1 Allons acclamer l’Éternel ! Lançons une joyeuse clameur vers le rocher de notre salut. 2 Allons au-devant de lui pour le célébrer, Avec des psaumes lançons vers lui une joyeuse clameur. 6 Venez, prosternons-nous, courbons-nous, Fléchissons le genou devant l’Éternel qui nous a faits. 7 Car il est notre Dieu, Et nous sommes le peuple de son pâturage, Le troupeau que sa main conduit. Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, 8 N’endurcissez pas votre cœur, comme […] dans le désert, 9 Où vos pères me tentèrent, M’éprouvèrent, bien qu’ils aient vu mon action. Romains 5, 1-2 & 5 1 Étant justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ ; 2 c’est à lui que nous devons d’avoir eu par la foi accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu. 5 Or, l’espérance ne trompe pas, parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné. Jean 4, 14 Celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle. * « Massa et Mériba » ne sont pas des lieux : ce sont deux noms que l’on peut traduire, avec la TOB, « Épreuve et Querelle ». Le texte dit : « Les fils d’Israël campaient dans le désert à Rephidim ». Moïse guide alors le peuple — hommes, femmes, enfants, avec leurs troupeaux... — de campement en campement, de point d’eau en point d’eau. À un des « campements », Rephidim, l’eau vient à manquer. Et en plein désert, le manque d’eau peut vite devenir grave ; voire une question de vie ou de mort. Et le peuple panique… … Il panique…, puis s’en prend au gouvernement ! Normal. Il pleut au mois de juillet, mes vacances sont gâchées : mais que fait la police, ou le gouvernement ?! Alors imaginez en plein désert, sans eau ! Et le gouvernement de l’époque, c’est Moïse. C’est bien joli de fuir l’Égypte pour la liberté... Mais si c’est pour mourir en plein désert ! « Mieux vaut un chien vivant qu’un lion mort », dit l’Ecclésiaste ! En l’occurrence « esclave et vivant que libre et mort »... Après tout l’esclavage était-il si terrible ? Rappelez-vous, les marmites succulentes et l’eau qui coulait à flots chez les maîtres égyptiens. Mais comme quand on rouspète contre la pluie en juillet ou l’absence de neige aux vacances d’hiver… la rouspétance contre le gouvernement Moïse vise bien sûr quelqu’un d’autre... : Dieu ! On sait bien de toute façon que si Moïse a conduit le peuple jusque-là, c’est parce que Dieu lui en a donné la mission. Dieu lui a parlé au buisson ardent : « Descends en Égypte et fais sortir mon peuple »... « Tell to old Pharao : let my people go ! » Qu’est-ce donc que ce Dieu qui prétend libérer une nation et qui l’amène mourir de soif dans le désert ? C’est bien ce qui est derrière la question adressée à Moïse : « Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir de soif, moi, mes fils et mes troupeaux ? » Ou Moïse s’est bien mal débrouillé — « tu nous as fait sortir d’Égypte, c’est entendu, mais si c’est pour en arriver là, tu aurais mieux fait de t’abstenir »... Ou, au fond c’est son Dieu qui est fort douteux. Et s’il était carrément méchant ?… Car tel est l’aboutissement de la question. Avec une seule alternative : la foi ! Car au cœur de l’épreuve, quand on ne voit pas la sortie, on a tout pour se dire : Dieu doit m’en vouloir !… Orgueil extrême, fruit de la douleur et du doute. C’est alors Moïse qui va poser l’acte de foi pour le peuple, en criant vers Dieu : « Que dois-je faire pour ce peuple ? Les voilà qui en sont à vouloir me lapider ! ». Et vient la réponse à la prière de la foi : « Je vais me tenir devant toi, là, sur le rocher. Tu frapperas le rocher, il en sortira de l’eau, et le peuple boira. » Cette eau qui jaillit, c’est la soif apaisée, d’abord, et déjà c’est un immense soulagement. Mais c’est encore plus : c’est la certitude retrouvée que Dieu est bien là, « au milieu de son peuple », le menant sur le chemin de la liberté ... Ce dont on n’aurait jamais dû douter. C’est pourquoi, dans la mémoire d’Israël, ce lieu ne s’appelle plus Rephidim, comme si c’était le nom d’un campement parmi d’autres ; ce qui s’y est passé est trop grave. « Moïse donna à ce lieu le nom de "Massa et Mériba" : c’est-à-dire "Épreuve et Querelle", parce que les fils d’Israël avaient accusé le Seigneur et parce qu’ils l’avaient mis au défi, en disant "le Seigneur est-il vraiment au milieu de nous, ou bien n’y est-il pas ?" » Cette tentation de douter de Dieu est évidemment aussi la nôtre dans nos difficultés et nos épreuves : le problème est bien toujours le même. Le soupçon porté sur Dieu qui empoisonne nos vies ; qui soutient que Dieu ne veut peut-être pas le bien de l’humanité... et que la liberté qu’il nous offre est en fait un esclavage en pire !… En ces termes : « qui nous dit que Dieu nous veut vraiment libres et heureux ?! Pensez : il donne des commandements, de la morale ! Tout ça ne vaut pas l’esclavage avec les marmites de sauce égyptienne »… * D’où la leçon qu’a retenue le Psaume 95 qui commémore l’épisode : « aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas votre cœur, comme à Mériba, comme au jour de Massa dans le désert, où vos pères me tentèrent, m’éprouvèrent, bien qu’ils aient vu mon action. » C’est la leçon dont se souviendra Paul, rappelant aux Corinthiens qui sont naturellement tentés, et pourquoi pas — à juste titre —, de trouver que leurs épreuves sont dures : « tous burent le même breuvage spirituel ; car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait : ce rocher, c’était le Christ. » (1 Corinthiens 10:4) Le Christ qui a traversé l’épreuve avec nous et pour nous, qui est au cœur de nos déserts, et qui nous dit, encore aujourd’hui : « Celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle. » RP Vence, 24.02.08 Matthieu 16Par rolpoup :: samedi 23 février 2008 à 21:23 :: Général
“Qui dites-vous que je suis ?” Matthieu 16 1 Les Pharisiens et les Sadducéens s’avancèrent et, pour lui tendre un piège, lui demandèrent de leur montrer un signe qui vienne du ciel. 2 Il leur répondit: "Le soir venu, vous dites: Il va faire beau temps, car le ciel est rouge feu; 3 et le matin: Aujourd’hui, mauvais temps, car le ciel est rouge sombre. Ainsi vous savez interpréter l’aspect du ciel, et les signes des temps, vous n’en êtes pas capables! 4 Génération mauvaise et adultère qui réclame un signe! En fait de signe, il ne lui en sera pas donné d’autre que le signe de Jonas." Il les planta là et partit. 5 En passant sur l’autre rive, les disciples oublièrent de prendre des pains. 6 Jésus leur dit: "Attention! Gardez-vous du levain des Pharisiens et des Sadducéens!" 7 Eux se faisaient cette réflexion: "C’est que nous n’avons pas pris de pains." 8 Mais Jésus s’en aperçut et leur dit: "Gens de peu de foi, pourquoi cette réflexion sur le fait que vous n’avez pas de pains? 9 Vous ne saisissez pas encore? Vous ne vous rappelez pas les cinq pains pour les cinq mille, et combien de paniers vous avez remportés? 10 Ni les sept pains pour les quatre mille et combien de corbeilles vous avez remportées? 11 Comment ne saisissez-vous pas que je ne vous parlais pas de pains, quand je vous disais: Gardez-vous du levain des Pharisiens et des Sadducéens!" 12 Alors ils comprirent qu’il n’avait pas dit de se garder du levain des pains, mais de l’enseignement des Pharisiens et des Sadducéens. 13 Arrivé dans la région de Césarée de Philippe, Jésus interrogeait ses disciples: "Au dire des hommes, qui est le Fils de l’homme?" 14 Ils dirent: "Pour les uns, Jean le Baptiste; pour d’autres, Elie; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes." 15 Il leur dit: "Et vous, qui dites-vous que je suis?" 16 Prenant la parole, Simon-Pierre répondit: "Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant." 17 Reprenant alors la parole, Jésus lui déclara: "Heureux es-tu, Simon fils de Jonas, car ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. 18 Et moi, je te le déclare: Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et la Puissance de la mort n’aura pas de force contre elle. 19 Je te donnerai les clés du Royaume des cieux; tout ce que tu lieras sur la terre sera lié aux cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié aux cieux." 20 Alors il commanda sévèrement aux disciples de ne dire à personne qu’il était le Christ. 21 A partir de ce moment, Jésus Christ commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait s’en aller à Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être mis à mort et, le troisième jour, ressusciter. 22 Pierre, le tirant à part, se mit à le réprimander, en disant: "Dieu t’en préserve, Seigneur! Non, cela ne t’arrivera pas!" 23 Mais lui, se retournant, dit à Pierre: "Retire-toi! Derrière moi, Satan! Tu es pour moi occasion de chute, car tes vues ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes." | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||