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Jérémie 22

Par rolpoup :: samedi 06 février 2010 à 23:27 :: Général

 

 

 

 

 

 

 

 

Quid de la repentance ?

 

 

 

Jérémie 22

1  Ainsi parle l’Eternel : Descends dans la maison du roi de Juda, et là prononce cette parole.

2  Tu diras : Ecoute la parole de l’Eternel, roi de Juda, qui es assis sur le trône de David, toi, tes serviteurs, et ton peuple, qui entrez par ces portes !

3  Ainsi parle l’Eternel : Pratiquez la justice et l’équité ; délivrez l’opprimé des mains de l’oppresseur ; ne maltraitez pas l’étranger, l’orphelin et la veuve ; n’usez pas de violence, et ne répandez point de sang innocent dans ce lieu.

4  Car si vous agissez selon cette parole, les rois assis sur le trône de David entreront par les portes de cette maison, montés sur des chars et sur des chevaux, eux, leurs serviteurs et leur peuple.

5  Mais si vous n’écoutez pas ces paroles, je le jure par moi–même, dit l’Eternel, cette maison deviendra une ruine.

6  Car ainsi parle l’Eternel sur la maison du roi de Juda : Tu es pour moi comme Galaad, comme le sommet du Liban ; Mais certes, je ferai de toi un désert, Une ville sans habitants.

7  Je prépare contre toi des destructeurs, Chacun avec ses armes ; Ils abattront tes plus beaux cèdres, Et les jetteront au feu.

8  Des nations nombreuses passeront près de cette ville, Et elles se diront l’une à l’autre : Pourquoi l’Eternel a–t–il ainsi traité cette grande ville ?

9  Et l’on répondra : Parce qu’ils ont abandonné L’alliance de l’Eternel, leur Dieu, Parce qu’ils se sont prosternés devant d’autres dieux et les ont servis.

10  Ne pleurez point celui qui est mort, Et ne vous lamentez pas sur lui ; Pleurez, pleurez celui qui s’en va, Car il ne reviendra plus, Il ne reverra plus le pays de sa naissance.

11  Car ainsi parle l’Eternel sur Schallum, fils de Josias, roi de Juda, Qui régnait à la place de Josias, son père, Et qui est sorti de ce lieu : Il n’y reviendra plus ;

12  Mais il mourra dans le lieu où on l’emmène captif, Et il ne verra plus ce pays.

13  Malheur à celui qui bâtit sa maison par l’injustice, Et ses chambres par l’iniquité ; Qui fait travailler son prochain sans le payer, Sans lui donner son salaire ;

14  Qui dit : Je me bâtirai une maison vaste, Et des chambres spacieuses ; Et qui s’y fait percer des fenêtres, La lambrisse de cèdre, Et la peint en couleur rouge !

15  Est–ce que tu règnes, parce que tu as de la passion pour le cèdre ? Ton père ne mangeait–il pas, ne buvait–il pas ? Mais il pratiquait la justice et l’équité, Et il fut heureux ;

16  Il jugeait la cause du pauvre et de l’indigent, Et il fut heureux. N’est–ce pas là me connaître ? dit l’Eternel.

17  Mais tu n’as des yeux et un cœur Que pour te livrer à la cupidité, Pour répandre le sang innocent, Et pour exercer l’oppression et la violence.

18  C’est pourquoi ainsi parle l’Eternel sur Jojakim, fils de Josias, roi de Juda: On ne le pleurera pas, en disant : Hélas, mon frère ! hélas, ma sœur ! On ne le pleurera pas, en disant : Hélas, seigneur ! hélas, sa majesté !

19  Il aura la sépulture d’un âne, Il sera traîné et jeté hors des portes de Jérusalem.

20  Monte sur le Liban, et crie ! Elève ta voix sur le Basan ! Crie du haut d’Abarim ! Car tous ceux qui t’aimaient sont brisés.

21  Je t’ai parlé dans le temps de ta prospérité ; Tu disais : Je n’écouterai pas. C’est ainsi que tu as agi dès ta jeunesse ; Tu n’as pas écouté ma voix.

22  Tous tes pasteurs seront la pâture du vent, Et ceux qui t’aiment iront en captivité ; C’est alors que tu seras dans la honte, dans la confusion, A cause de toute ta méchanceté.

23  Toi qui habites sur le Liban, Qui as ton nid dans les cèdres, Combien tu gémiras quand les douleurs t’atteindront, Douleurs semblables à celles d’une femme en travail !

24  Je suis vivant ! dit l’Eternel, Quand Jeconia, fils de Jojakim, roi de Juda, serait Un anneau à ma main droite, Je t’arracherais de là.

25  Je te livrerai entre les mains de ceux qui en veulent à ta vie, Entre les mains de ceux devant qui tu trembles, Entre les mains de Nebucadnetsar, roi de Babylone, Entre les mains des Chaldéens.

26  Je te jetterai, toi et ta mère qui t’a enfanté, Dans un autre pays où vous n’êtes pas nés, Et là vous mourrez ;

27  Mais dans le pays où ils auront le désir de retourner, Ils ne retourneront pas.

28  Est–il donc un vase méprisé, brisé, ce Jeconia ? Est–il un objet auquel on n’attache aucun prix ? Pourquoi sont–ils jetés, lui et sa postérité, Lancés dans un pays qu’ils ne connaissent pas ? –

29  Terre, terre, terre, Ecoute la parole de l’Eternel !

30  Ainsi parle l’Eternel : Inscrivez cet homme comme privé d’enfants, Comme un homme dont les jours ne seront pas prospères ; Car nul de ses descendants ne réussira A s’asseoir sur le trône de David Et à régner sur Juda.

 

 

« Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui–là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. » (Matthieu, 7, 20-21)

 

Tel est donc l’appel ultime de Jérémie à Sédécias : « Pratiquez la justice et l’équité ; délivrez l’opprimé des mains de l’oppresseur ; ne maltraitez pas l’étranger, l’orphelin et la veuve ; n’usez pas de violence, et ne répandez point de sang innocent dans ce lieu » (v. 3).

 

Appel vain : Sédécias juge évidement que la repentance n’a pas lieu d’être… D’où, annonce Jérémie, « cette maison deviendra une ruine » (v. 4).

 

« Dieu est connu en Juda, Son nom est grand en Israël.

Sa tente est à Salem, Et sa demeure à Sion.

C’est là qu’il a brisé les flèches, Le bouclier, l’épée et les armes de guerre.

Tu es plus majestueux, plus puissant Que les montagnes des ravisseurs. » (Psaume 76, 1-4).

 

 

 

Jérémie 21

Par rolpoup :: vendredi 05 février 2010 à 23:26 :: Général

 

 

 

 

 

 

 

 

“Ceux qui disent Seigneur, Seigneur”

 

 

 

Jérémie 21

1  La parole qui fut adressée à Jérémie de la part de l’Eternel, lorsque le roi Sédécias lui envoya Paschhur, fils de Malkija, et Sophonie, fils de Maaséja, le sacrificateur, pour lui dire:

2  Consulte pour nous l’Eternel ; car Nebucadnetsar, roi de Babylone, nous fait la guerre ; peut–être l’Eternel fera–t–il en notre faveur quelqu’un de ses miracles, afin qu’il s’éloigne de nous.

3  Jérémie leur répondit : Vous direz à Sédécias:

4  Ainsi parle l’Eternel, le Dieu d’Israël : Voici, je vais détourner les armes de guerre qui sont dans vos mains, et avec lesquelles vous combattez en dehors des murailles le roi de Babylone et les Chaldéens qui vous assiègent, et je les rassemblerai au milieu de cette ville.

5  Puis je combattrai contre vous, la main étendue et le bras fort, avec colère, avec fureur, avec une grande irritation.

6  Je frapperai les habitants de cette ville, les hommes et les bêtes ; ils mourront d’une peste affreuse.

7  Après cela, dit l’Eternel, je livrerai Sédécias, roi de Juda, ses serviteurs, le peuple, et ceux qui dans cette ville échapperont à la peste, à l’épée et à la famine, je les livrerai entre les mains de Nebucadnetsar, roi de Babylone, entre les mains de leurs ennemis, entre les mains de ceux qui en veulent à leur vie ; et Nebucadnetsar les frappera du tranchant de l’épée, il ne les épargnera pas, il n’aura point de pitié, point de compassion.

8  Tu diras à ce peuple : Ainsi parle l’Eternel : Voici, je mets devant vous le chemin de la vie et le chemin de la mort.

9  Celui qui restera dans cette ville mourra par l’épée, par la famine ou par la peste ; mais celui qui sortira pour se rendre aux Chaldéens qui vous assiègent aura la vie sauve, et sa vie sera son butin.

10  Car je dirige mes regards contre cette ville pour faire du mal et non du bien, dit l’Eternel ; elle sera livrée entre les mains du roi de Babylone, qui la brûlera par le feu.

11  Et tu diras à la maison du roi de Juda : Ecoutez la parole de l’Eternel !

12  Maison de David ! Ainsi parle l’Eternel : Rendez la justice dès le matin, Et délivrez l’opprimé des mains de l’oppresseur, De peur que ma colère n’éclate comme un feu, Et ne s’enflamme, sans qu’on puisse l’éteindre, A cause de la méchanceté de vos actions.

13  Voici, j’en veux à toi, Ville assise dans la vallée, sur le rocher de la plaine, Dit l’Eternel, A vous qui dites : Qui descendra contre nous ? Qui entrera dans nos demeures ?

14  Je vous châtierai selon le fruit de vos œuvres, dit l’Eternel ; Je mettrai le feu à votre forêt, Et il en dévorera tous les alentours.

 

 

Après des décennies de confiance aux idoles, au produit de leurs mains, voilà qu’on en appelle aux miracles (v. 2) du Dieu vivant.

 

La réponse est dans cette parole du Deutéronome : « Voici, je mets devant vous le chemin de la vie et le chemin de la mort » (v. 8). Toujours le retour à Dieu, le repentir en vue de la pratique concrète de la justice (v. 11-12).

 

Jésus ne dira pas autre chose : « C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui–là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. » (Matthieu, 7, 20-21)

 

« Nous te louons, ô Dieu ! nous te louons ; Ton nom est dans nos bouches ; Nous publions tes merveilles.

Au temps que j’aurai fixé, Je jugerai avec droiture.

La terre tremble avec tous ceux qui l’habitent : Moi, j’affermis ses colonnes. –Pause.

Je dis à ceux qui se glorifient: Ne vous glorifiez pas ! Et aux méchants : N’élevez pas la tête !

N’élevez pas si haut votre tête, Ne parlez pas avec tant d’arrogance ! » (Psaume 75, 1-5).

 

 

 

Jérémie 20

Par rolpoup :: jeudi 04 février 2010 à 23:24 :: Général

 

 

 

 

 

 

 

 

“De l’inconvénient d’être né”

 

 

 

Jérémie 20

1  Paschhur, fils d’Immer, sacrificateur et inspecteur en chef dans la maison de l’Eternel, entendit Jérémie qui prophétisait ces choses.

2  Et Paschhur frappa Jérémie, le prophète, et le mit dans la prison qui était à la porte supérieure de Benjamin, dans la maison de l’Eternel.

3  Mais le lendemain, Paschhur fit sortir Jérémie de prison. Et Jérémie lui dit : Ce n’est pas le nom de Paschhur que l’Eternel te donne, c’est celui de Magor–Missabib.

4  Car ainsi parle l’Eternel : Voici, je te livrerai à la terreur, toi et tous tes amis ; ils tomberont par l’épée de leurs ennemis, et tes yeux le verront. Je livrerai aussi tout Juda entre les mains du roi de Babylone, qui les emmènera captifs à Babylone et les frappera de l’épée.

5  Je livrerai toutes les richesses de cette ville, tout le produit de son travail, tout ce qu’elle a de précieux, je livrerai tous les trésors des rois de Juda entre les mains de leurs ennemis, qui les pilleront, les enlèveront et les transporteront à Babylone.

6  Et toi, Paschhur, et tous ceux qui demeurent dans ta maison, vous irez en captivité ; tu iras à Babylone, et là tu mourras, et là tu seras enterré, toi et tous tes amis auxquels tu as prophétisé le mensonge.

7  Tu m’as persuadé, Eternel, et je me suis laissé persuader ; Tu m’as saisi, tu m’as vaincu. Et je suis chaque jour un objet de raillerie, Tout le monde se moque de moi.

8  Car toutes les fois que je parle, il faut que je crie, Que je crie à la violence et à l’oppression ! Et la parole de l’Eternel est pour moi Un sujet d’opprobre et de risée chaque jour.

9  Si je dis : Je ne ferai plus mention de lui, Je ne parlerai plus en son nom, Il y a dans mon cœur comme un feu dévorant Qui est renfermé dans mes os. Je m’efforce de le contenir, et je ne le puis.

10  Car j’apprends les mauvais propos de plusieurs, L’épouvante qui règne à l’entour : Accusez–le, et nous l’accuserons ! Tous ceux qui étaient en paix avec moi Observent si je chancelle : Peut–être se laissera–t–il surprendre, Et nous serons maîtres de lui, Nous tirerons vengeance de lui !

11  Mais l’Eternel est avec moi comme un héros puissant ; C’est pourquoi mes persécuteurs chancellent et n’auront pas le dessus ; Ils seront remplis de confusion pour n’avoir pas réussi : Ce sera une honte éternelle qui ne s’oubliera pas.

12  L’Eternel des armées éprouve le juste, Il pénètre les reins et les cœurs. Je verrai ta vengeance s’exercer contre eux, Car c’est à toi que je confie ma cause.

13  Chantez à l’Eternel, louez l’Eternel ! Car il délivre l’âme du malheureux de la main des méchants.

14  Maudit soit le jour où je suis né ! Que le jour où ma mère m’a enfanté Ne soit pas béni !

15  Maudit soit l’homme qui porta cette nouvelle à mon père : Il t’est né un enfant mâle, Et qui le combla de joie !

16  Que cet homme soit comme les villes Que l’Eternel a détruites sans miséricorde ! Qu’il entende des gémissements le matin, Et des cris de guerre à midi !

17  Que ne m’a–t–on fait mourir dans le sein de ma mère ! Que ne m’a–t–elle servi de tombeau ! Que n’est–elle restée éternellement enceinte !

18  Pourquoi suis–je sorti du sein maternel Pour voir la souffrance et la douleur, Et pour consumer mes jours dans la honte ?

 

 

Avant Cioran, Jérémie et tant d’autres témoins bibliques ont été confrontés au besoin de livrer ce cri : à quoi bon ! Qu’a-t-il fallu que je naisse (v 14-18) pour voir le malheur qui est dans le monde — et a fortiori, comme Jérémie, pour avoir à y annoncer la parole de son exil et de sa rédemption… Parole qui vaut à ses témoins mépris et persécutions.

 

Du sein des ténèbres, ne se perçoit alors qu’un seul trait d’une lumière voilée : « c’est à toi que je confie ma cause » (v. 12) pour un débouché sur la louange, quand même et malgré tout ! (v. 13)

 

« Pourquoi, ô Dieu ! rejettes–tu pour toujours ? Pourquoi t’irrites–tu contre le troupeau de ton pâturage ?

Souviens–toi de ton peuple que tu as acquis autrefois, Que tu as racheté comme la tribu de ton héritage ! Souviens–toi de la montagne de Sion, où tu faisais ta résidence ;

Porte tes pas vers ces lieux constamment dévastés ! L’ennemi a tout ravagé dans le sanctuaire. » (Psaume 74, 1-3).

 

 

 

Jérémie 19

Par rolpoup :: mercredi 03 février 2010 à 23:24 :: Général

 

 

 

 

 

 

 

 

“Le vase du potier”

 

 

 

Jérémie 19

1  Ainsi a parlé l’Eternel : Va, achète d’un potier un vase de terre, et prends avec toi des anciens du peuple et des anciens des sacrificateurs.

2  Rends–toi dans la vallée de Ben–Hinnom, qui est à l’entrée de la porte de la poterie ; et là, tu publieras les paroles que je te dirai.

3  Tu diras : Ecoutez la parole de l’Eternel, rois de Juda, et vous, habitants de Jérusalem ! Ainsi parle l’Eternel des armées, le Dieu d’Israël : Voici, je vais faire venir sur ce lieu un malheur Qui étourdira les oreilles de quiconque en entendra parler.

4  Ils m’ont abandonné, ils ont profané ce lieu, Ils y ont offert de l’encens à d’autres dieux, Que ne connaissaient ni eux, ni leurs pères, ni les rois de Juda, Et ils ont rempli ce lieu de sang innocent ;

5  Ils ont bâti des hauts lieux à Baal, Pour brûler leurs enfants au feu en holocaustes à Baal : Ce que je n’avais ni ordonné ni prescrit, Ce qui ne m’était point venu à la pensée.

6  C’est pourquoi voici, les jours viennent, dit l’Eternel, Où ce lieu ne sera plus appelé Topheth et vallée de Ben–Hinnom, Mais où on l’appellera vallée du carnage.

7  J’anéantirai dans ce lieu le conseil de Juda et de Jérusalem ; Je les ferai tomber par l’épée devant leurs ennemis Et par la main de ceux qui en veulent à leur vie ; Je donnerai leurs cadavres en pâture Aux oiseaux du ciel et aux bêtes de la terre.

8  Je ferai de cette ville un objet de désolation et de moquerie ; Tous ceux qui passeront près d’elle Seront dans l’étonnement et siffleront sur toutes ses plaies.

9  Je leur ferai manger la chair de leurs fils et la chair de leurs filles, Et les uns mangeront la chair des autres, Au milieu de l’angoisse et de la détresse Où les réduiront leurs ennemis Et ceux qui en veulent à leur vie.

10  Tu briseras ensuite le vase, sous les yeux des hommes qui seront allés avec toi.

11  Et tu leur diras : Ainsi parle l’Eternel des armées : C’est ainsi que je briserai ce peuple et cette ville, Comme on brise un vase de potier, Sans qu’il puisse être rétabli. Et l’on enterrera les morts à Topheth par défaut de place pour enterrer.

12  C’est ainsi que je ferai à ce lieu, dit l’Eternel, et à ses habitants, Et je rendrai cette ville semblable à Topheth.

13  Les maisons de Jérusalem et les maisons des rois de Juda Seront impures comme le lieu de Topheth, Toutes les maisons sur les toits desquelles on offrait de l’encens A toute l’armée des cieux, Et on faisait des libations à d’autres dieux.

14  Jérémie revint de Topheth, où l’Eternel l’avait envoyé prophétiser. Puis il se tint dans le parvis de la maison de l’Eternel, et il dit à tout le peuple:

15  Ainsi parle l’Eternel des armées, le Dieu d’Israël : Voici, je vais faire venir sur cette ville et sur toutes les villes qui dépendent d’elle tous les malheurs que je lui ai prédits, parce qu’ils ont raidi leur cou, pour ne point écouter mes paroles.

 

 

Autre histoire de potier : le vase brisé. Image d’un malheur terrible qui va s’abattre, siège affreux et destruction de Jérusalem, comme vase brisé.

 

Mais le brisement des vases se traduira par diffusion jusqu’aux extrémités de la terre de la lumière qu’ils contiennent quand même. Un thème qui rejoint une des futures explications de l’exil par la mystique juive : la brisure des vase comme élément de la rédemption du monde, au jour du rassemblement de toutes les parcelles de la lumière divine répandue.

 

« Oui, Dieu est bon pour Israël, Pour ceux qui ont le cœur pur.

Toutefois, mon pied allait fléchir, Mes pas étaient sur le point de glisser ;

Car je portais envie aux insensés, En voyant le bonheur des méchants. » (Psaume 73, 1-3).

 

 

 

Jérémie 18

Par rolpoup :: mardi 02 février 2010 à 23:22 :: Général

 

 

 

 

 

 

 

 

“La maison du potier”

 

 

 

Jérémie 18

1  La parole qui fut adressée à Jérémie de la part de l’Eternel, en ces mots:

2  Lève–toi, et descends dans la maison du potier ; Là, je te ferai entendre mes paroles.

3  Je descendis dans la maison du potier, Et voici, il travaillait sur un tour.

4  Le vase qu’il faisait ne réussit pas, Comme il arrive à l’argile dans la main du potier ; Il en refit un autre vase, Tel qu’il trouva bon de le faire.

5  Et la parole de l’Eternel me fut adressée, en ces mots:

6  Ne puis–je pas agir envers vous comme ce potier, maison d’Israël ? Dit l’Eternel. Voici, comme l’argile est dans la main du potier, Ainsi vous êtes dans ma main, maison d’Israël !

7  Soudain je parle, sur une nation, sur un royaume, D’arracher, d’abattre et de détruire ;

8  Mais si cette nation, sur laquelle j’ai parlé, revient de sa méchanceté, Je me repens du mal que j’avais pensé lui faire.

9  Et soudain je parle, sur une nation, sur un royaume, De bâtir et de planter ;

10  Mais si cette nation fait ce qui est mal à mes yeux, Et n’écoute pas ma voix, Je me repens du bien que j’avais eu l’intention de lui faire.

11  Parle maintenant aux hommes de Juda et aux habitants de Jérusalem, et dis: Ainsi parle l’Eternel : Voici, je prépare contre vous un malheur, Je médite un projet contre vous. Revenez chacun de votre mauvaise voie, Réformez vos voies et vos œuvres !

12  Mais ils disent : C’est en vain ! Car nous suivrons nos pensées, Nous agirons chacun selon les penchants de notre mauvais cœur.

13  C’est pourquoi ainsi parle l’Eternel : Interrogez les nations ! Qui a jamais entendu pareilles choses ? La vierge d’Israël a commis d’horribles excès.

14  La neige du Liban abandonne–t–elle le rocher des champs ? Ou voit–on tarir les eaux qui viennent de loin, fraîches et courantes ?

15  Cependant mon peuple m’a oublié, il offre de l’encens à des idoles ; Il a été conduit à chanceler dans ses voies, à quitter les anciens sentiers, Pour suivre des sentiers, des chemins non frayés.

16  Ils ont fait de leur pays, un objet de désolation, d’éternelle moquerie ; Tous ceux qui y passent sont stupéfaits et secouent la tête.

17  Pareil au vent d’orient, je les disperserai devant l’ennemi ; Je leur tournerai le dos, je ne les regarderai pas au jour de leur détresse.

18  Et ils ont dit : Venez, complotons contre Jérémie ! Car la loi ne périra pas faute de sacrificateurs, Ni le conseil faute de sages, ni la parole faute de prophètes. Venez, tuons–le avec la langue ; Ne prenons pas garde à tous ses discours !

19  Ecoute–moi, Eternel ! Et entends la voix de mes adversaires !

20  Le mal sera–t–il rendu pour le bien ? Car ils ont creusé une fosse pour m’ôter la vie. Souviens–t’en, je me suis tenu devant toi, Afin de parler en leur faveur, Et de détourner d’eux ta colère.

21  C’est pourquoi livre leurs enfants à la famine, Précipite–les par le glaive ; Que leurs femmes soient privées d’enfants et deviennent veuves, Et que leurs maris soient enlevés par la peste ; Que leurs jeunes gens soient frappés par l’épée dans le combat !

22  Qu’on entende des cris sortir de leurs maisons, Quand soudain tu feras fondre sur eux des bandes armées ! Car ils ont creusé une fosse pour me prendre, Ils ont tendu des filets sous mes pieds.

23  Et toi, Eternel, tu connais tous leurs complots pour me faire mourir ; Ne pardonne pas leur iniquité, N’efface pas leur péché de devant toi ! Qu’ils soient renversés en ta présence ! Agis contre eux au temps de ta colère !

 

 

La maison du potier, une parabole sur la tragédie du projet de Dieu — de la création à la mise en place des voies de son rachat.

 

Comme des pots ratés, voués à être jetés, les uns après les autres.

 

Mais on sait que Dieu transforme les échecs apparents en victoires. Conviction qui est au cœur de la lecture de ses lointains disciples de Jérémie, les disciples de Jésus lisant la crucifixion de leur maître, cet échec patent, comme la victoire de Dieu et le dévoilement de son projet créateur et rédempteur.

 

Un projet de Dieu qui se rejoint par le retour à lui, le repentir (v. 8-10).

 

« O Dieu, donne tes jugements au roi, Et ta justice au fils du roi !

Il jugera ton peuple avec justice, Et tes malheureux avec équité.

Les montagnes porteront la paix pour le peuple, Et les collines aussi, par l’effet de ta justice.

Il fera droit aux malheureux du peuple, Il sauvera les enfants du pauvre, Et il écrasera l’oppresseur. » (Psaume 72, 1-4).

 

 

 

Jérémie 17

Par rolpoup :: lundi 01 février 2010 à 23:21 :: Général

 

 

 

 

 

 

 

 

“L’homme qui se confie en l’homme…”

 

 

 

Jérémie 17

1  Le péché de Juda est écrit avec un burin de fer, Avec une pointe de diamant ; Il est gravé sur la table de leur cœur, Et sur les cornes de vos autels.

2  Comme ils pensent à leurs enfants, ainsi pensent–ils à leurs autels Et à leurs idoles d’Astarté près des arbres verts, Sur les collines élevées.

3  Je livre au pillage ma montagne et ses champs, tes biens, tous tes trésors, Et tes hauts lieux, à cause de tes péchés, sur tout ton territoire.

4  Tu perdras par ta faute l’héritage que je t’avais donné ; Je t’asservirai à ton ennemi dans un pays que tu ne connais pas ; Car vous avez allumé le feu de ma colère, Et il brûlera toujours.

5  Ainsi parle l’Eternel : Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme, Qui prend la chair pour son appui, Et qui détourne son cœur de l’Eternel !

6  Il est comme un misérable dans le désert, Et il ne voit point arriver le bonheur ; Il habite les lieux brûlés du désert, Une terre salée et sans habitants.

7  Béni soit l’homme qui se confie dans l’Eternel, Et dont l’Eternel est l’espérance !

8  Il est comme un arbre planté près des eaux, Et qui étend ses racines vers le courant ; Il n’aperçoit point la chaleur quand elle vient, Et son feuillage reste vert ; Dans l’année de la sécheresse, il n’a point de crainte, Et il ne cesse de porter du fruit.

9  Le cœur est tortueux par–dessus tout, et il est méchant : Qui peut le connaître ?

10  Moi, l’Eternel, j’éprouve le cœur, je sonde les reins, Pour rendre à chacun selon ses voies, Selon le fruit de ses œuvres.

11  Comme une perdrix qui couve des œufs qu’elle n’a point pondus, Tel est celui qui acquiert des richesses injustement ; Au milieu de ses jours il doit les quitter, Et à la fin il n’est qu’un insensé.

12  Il est un trône de gloire, élevé dès le commencement, C’est le lieu de notre sanctuaire.

13  Toi qui es l’espérance d’Israël, ô Eternel ! Tous ceux qui t’abandonnent seront confondus. –Ceux qui se détournent de moi seront inscrits sur la terre, Car ils abandonnent la source d’eau vive, l’Eternel.

14  Guéris–moi, Eternel, et je serai guéri ; Sauve–moi, et je serai sauvé ; Car tu es ma gloire.

15  Voici, ils me disent : Où est la parole de l’Eternel ? Qu’elle s’accomplisse donc !

16  Et moi, pour t’obéir, je n’ai pas refusé d’être pasteur ; Je n’ai pas non plus désiré le jour du malheur, tu le sais ; Ce qui est sorti de mes lèvres a été découvert devant toi.

17  Ne sois pas pour moi un sujet d’effroi, Toi, mon refuge au jour du malheur !

18  Que mes persécuteurs soient confus, et que je ne sois pas confus ; Qu’ils tremblent, et que je ne tremble pas, moi ! Fais venir sur eux le jour du malheur, Frappe–les d’une double plaie !

19  Ainsi m’a parlé l’Eternel : Va, et tiens–toi à la porte des enfants du peuple, par laquelle entrent et sortent les rois de Juda, et à toutes les portes de Jérusalem.

20  Tu leur diras : Ecoutez la parole de l’Eternel, rois de Juda, et tout Juda, et vous tous, habitants de Jérusalem, qui entrez par ces portes !

21  Ainsi parle l’Eternel : Prenez garde à vos âmes ; Ne portez point de fardeau le jour du sabbat, Et n’en introduisez point par les portes de Jérusalem.

22  Ne sortez de vos maisons aucun fardeau le jour du sabbat, Et ne faites aucun ouvrage ; Mais sanctifiez le jour du sabbat, Comme je l’ai ordonné à vos pères.

23  Ils n’ont pas écouté, ils n’ont pas prêté l’oreille ; Ils ont raidi leur cou, Pour ne point écouter et ne point recevoir instruction.

24  Si vous m’écoutez, dit l’Eternel, Si vous n’introduisez point de fardeau Par les portes de cette ville le jour du sabbat, Si vous sanctifiez le jour du sabbat, Et ne faites aucun ouvrage ce jour–là,

25  Alors entreront par les portes de cette ville Les rois et les princes assis sur le trône de David, Montés sur des chars et sur des chevaux, Eux et leurs princes, les hommes de Juda et les habitants de Jérusalem, Et cette ville sera habitée à toujours.

26  On viendra des villes de Juda et des environs de Jérusalem, Du pays de Benjamin, de la vallée, De la montagne et du midi, Pour amener des holocaustes et des victimes, Pour apporter des offrandes et de l’encens, Et pour offrir des sacrifices d’actions de grâces dans la maison de l’Eternel.

27  Mais si vous n’écoutez pas quand je vous ordonne De sanctifier le jour du sabbat, De ne porter aucun fardeau, De ne point en introduire par les portes de Jérusalem le jour du sabbat, Alors j’allumerai un feu aux portes de la ville, Et il dévorera les palais de Jérusalem et ne s’éteindra point.

 

 

« L’homme qui se confie dans l’homme […] ne voit point arriver le bonheur » (v. 5-6). Quelques versets que l’on retrouve au Psaume 1, et qui parlent ici de l’idolâtrie et de toutes les détresses et exploitations qui s’en suivent : s’en remettre à des divinités à notre image — se confier en l’homme, source garantie du malheur.

 

Mais celui « qui se confie dans l’Eternel, Et dont l’Eternel est l’espérance est comme un arbre planté près des eaux, Et qui étend ses racines vers le courant ; Il n’aperçoit point la chaleur quand elle vient, Et son feuillage reste vert ; Dans l’année de la sécheresse, il n’a point de crainte, Et il ne cesse de porter du fruit » (v. 7-8).

 

Hélas « le cœur est tortueux » (v. 9) : qu’elle est difficile cette simplicité !

 

« O Dieu, hâte–toi de me délivrer ! Eternel, hâte–toi de me secourir !

Qu’ils soient honteux et confus, ceux qui en veulent à ma vie ! Qu’ils reculent et rougissent, ceux qui désirent ma perte !

Qu’ils retournent en arrière par l’effet de leur honte, Ceux qui disent : Ah ! ah !

Que tous ceux qui te cherchent Soient dans l’allégresse et se réjouissent en toi ! Que ceux qui aiment ton salut Disent sans cesse : Exalté soit Dieu !

Moi, je suis pauvre et indigent : O Dieu, hâte–toi en ma faveur ! Tu es mon aide et mon libérateur : Eternel, ne tarde pas ! » (Psaume 70).

 

 

 

Luc 4, 21-30

Par rolpoup :: dimanche 31 janvier 2010 à 10:30 :: Dimanches & fêtes

 

 

 

 

 

 

 

 

“l'an de grâce du Seigneur” (suite) : quel signe ?

 

 

 

Psaume 71

Jérémie 1, 4-19 ;

1 Corinthiens 12, 31 – 13, 13

 

Luc 4, 21-30

21  Alors il commença à leur dire : "Aujourd’hui, cette écriture est accomplie pour vous qui l’entendez."

22  Tous lui rendaient témoignage ; ils s’étonnaient du message de la grâce qui sortait de sa bouche, et ils disaient : "N’est-ce pas là le fils de Joseph ?"

23  Alors il leur dit : "Sûrement vous allez me citer ce dicton : Médecin, guéris-toi toi-même. Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm, fais-en donc autant ici dans ta patrie."

24  Et il ajouta : "Oui, je vous le déclare, aucun prophète ne trouve accueil dans sa patrie.

25  En toute vérité, je vous le déclare, il y avait beaucoup de veuves en Israël aux jours d’Élie, quand le ciel fut fermé trois ans et six mois et que survint une grande famine sur tout le pays ;

26  pourtant ce ne fut à aucune d’entre elles qu’Élie fut envoyé, mais bien dans le pays de Sidon, à une veuve de Sarepta.

27  Il y avait beaucoup de lépreux en Israël au temps du prophète Élisée ; pourtant aucun d’entre eux ne fut purifié, mais bien Naamân le Syrien."

28  Tous furent remplis de colère, [dans la synagogue,] en entendant ces paroles.

29  Ils se levèrent, le jetèrent hors de la ville et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline sur laquelle était bâtie leur ville, pour le précipiter en bas.

30  Mais lui, passant au milieu d’eux, alla son chemin.

 

*

 

« Aujourd’hui, cette écriture est accomplie ». De quoi s’agit-il ? Il s'agit de l’annonce par Ésaïe de la mise en place du Jubilé, an de grâce, selon cette loi biblique qui voulait que tous les 50 ans les compteurs soient remis à zéro. On devait alors libérer les esclaves, ne pas travailler pendant un an, redistribuer les terres acquises au cours des quarante-neuf années précédentes. Il s’agissait d’une véritable révolution périodique. (Lévitique 25, 11-18). 

 

Les négligences dans l'application de cette loi avaient valu selon les prophètes le départ du peuple en exil. C'est dans cette perspective qu'Ésaïe annonçait un an de grâce du Seigneur, celui qui verrait l'exil prendre fin — fin de l'exil liée donc à la prise au sérieux de la Loi…

 

An de grâce du début du Royaume promettait Ésaïe, ch. 61, 1-2. « Aujourd’hui, cette écriture est accomplie pour vous qui l’entendez » vient de dire Jésus !

 

On aimerait quand même en voir les signes ! répondent ses auditeurs…

 

Suite...  Prédication


 

  

R.P.
Antibes, 31.01.10

 

 

 

Jérémie 16

Par rolpoup :: samedi 30 janvier 2010 à 23:19 :: Général

 

 

 

 

 

 

 

 

“De tous les pays où il les avait chassés”

 

 

 

Jérémie 16

1  La parole de l’Eternel me fut adressée, en ces mots:

2  Tu ne prendras point de femme, Et tu n’auras dans ce lieu ni fils ni filles.

3  Car ainsi parle l’Eternel sur les fils et les filles Qui naîtront en ce lieu, Sur leurs mères qui les auront enfantés, Et sur leurs pères qui les auront engendrés dans ce pays:

4  Ils mourront consumés par la maladie ; On ne leur donnera ni larmes ni sépulture ; Ils seront comme du fumier sur la terre ; Ils périront par l’épée et par la famine ; Et leurs cadavres serviront de pâture Aux oiseaux du ciel et aux bêtes de la terre.

5  Car ainsi parle l’Eternel : N’entre pas dans une maison de deuil, N’y va pas pleurer, te lamenter avec eux ; Car j’ai retiré à ce peuple ma paix, dit l’Eternel, Ma bonté et ma miséricorde.

6  Grands et petits mourront dans ce pays ; On ne leur donnera point de sépulture ; On ne les pleurera point, On ne se fera point d’incision, Et l’on ne se rasera pas pour eux.

7  On ne rompra pas le pain dans le deuil Pour consoler quelqu’un au sujet d’un mort, Et l’on n’offrira pas la coupe de consolation Pour un père ou pour une mère.

8  N’entre pas non plus dans une maison de festin, Pour t’asseoir avec eux, Pour manger et pour boire.

9  Car ainsi parle l’Eternel des armées, le Dieu d’Israël : Voici, je ferai cesser dans ce lieu, sous vos yeux et de vos jours, Les cris de réjouissance et les cris d’allégresse, Les chants du fiancé et les chants de la fiancée.

10  Lorsque tu annonceras à ce peuple toutes ces choses, Ils te diront : Pourquoi l’Eternel nous menace–t–il de tous ces grands malheurs ? Quelle est notre iniquité ? Quel péché avons–nous commis contre l’Eternel, notre Dieu ?

11  Alors tu leur répondras : Vos pères m’ont abandonné, dit l’Eternel, Ils sont allés après d’autres dieux, Ils les ont servis et se sont prosternés devant eux ; Ils m’ont abandonné, et n’ont point observé ma loi.

12  Et vous, vous avez fait le mal plus encore que vos pères ; Et voici, vous suivez chacun les penchants de votre mauvais cœur, Pour ne point m’écouter.

13  Je vous transporterai de ce pays Dans un pays que vous n’avez point connu, Ni vous, ni vos pères ; Et là, vous servirez les autres dieux jour et nuit, Car je ne vous accorderai point de grâce.

14  C’est pourquoi voici, les jours viennent, dit l’Eternel, Où l’on ne dira plus: L’Eternel est vivant, Lui qui a fait monter du pays d’Egypte les enfants d’Israël !

15  Mais on dira : L’Eternel est vivant, Lui qui a fait monter les enfants d’Israël du pays du septentrion Et de tous les pays où il les avait chassés ! Je les ramènerai dans leur pays, Que j’avais donné à leurs pères.

16  Voici, j’envoie une multitude de pêcheurs, dit l’Eternel, et ils les pêcheront ; Et après cela j’enverrai une multitude de chasseurs, et ils les chasseront De toutes les montagnes et de toutes les collines, Et des fentes des rochers.

17  Car mes yeux sont attentifs à toutes leurs voies, Elles ne sont point cachées devant ma face, Et leur iniquité ne se dérobe point à mes regards.

18  Je leur donnerai d’abord le double salaire de leur iniquité et de leur péché, Parce qu’ils ont profané mon pays, Parce qu’ils ont rempli mon héritage Des cadavres de leurs idoles et de leurs abominations.

19  Eternel, ma force et mon appui, mon refuge au jour de la détresse ! Les nations viendront à toi des extrémités de la terre, Et elles diront : Nos pères n’ont hérité que le mensonge, De vaines idoles, qui ne servent à rien.

20  L’homme peut–il se faire des dieux, Qui ne sont pas des dieux ? –

21  C’est pourquoi voici, je leur fais connaître, cette fois, Je leur fais connaître ma puissance et ma force ; Et ils sauront que mon nom est l’Eternel.

 

 

Une parole donnée avant l’exil : « tu n’auras dans ce lieu ni fils ni filles » (v. 2).

 

Exil inéluctable ; tragédie, emplie d’une promesse : « on ne dira plus: L’Eternel est vivant, Lui qui a fait monter du pays d’Egypte les enfants d’Israël » (v. 14), mais « l’Eternel est vivant, Lui qui a fait monter les enfants d’Israël du pays du septentrion Et de tous les pays où il les avait chassés ! » (v. 15)

 

Une promesse à laquelle fera écho la prophétie de Jean le Baptiste : Dieu suscite des enfants à Abraham qui ne sont pas enfants de sa chair. La filiation du peuple de Dieu n’est pas de l’ordre biologique, mais de l’ordre de l’esprit.

 

De fait l’exil géographique depuis Jérusalem à Babylone (le pays du septentrion) a débouché sur une multiplication d’enfants spirituels dans tous les pays de la terre — voire par conversion de peuples entiers, comme les Khazars au Moyen Âge.

 

Au-delà de la biologie, Israël présent de la Chine à l’Éthiopie et à l’Europe, tel est le fruit inattendu de l’exil, promis pour le retour. « Revenez à Dieu » prêchera aussi le Baptiste, puis Jésus…

 

« Sauve–moi, ô Dieu ! Car les eaux menacent ma vie.

J’enfonce dans la boue, sans pouvoir me tenir ; Je suis tombé dans un gouffre, et les eaux m’inondent.

Je m’épuise à crier, mon gosier se dessèche, Mes yeux se consument, tandis que je regarde vers mon Dieu. » (Psaume 69, 1-3).

 

 

 

Jérémie 15

Par rolpoup :: vendredi 29 janvier 2010 à 23:17 :: Général

 

 

 

 

 

 

 

 

“Si tu te rattaches à moi, je te répondrai”

 

 

 

Jérémie 15

1  L’Eternel me dit : Quand Moïse et Samuel se présenteraient devant moi, Je ne serais pas favorable à ce peuple. Chasse–le loin de ma face, qu’il s’en aille !

2  Et s’ils te disent : Où irons–nous ? Tu leur répondras : Ainsi parle l’Eternel: A la mort ceux qui sont pour la mort, A l’épée ceux qui sont pour l’épée, A la famine ceux qui sont pour la famine, A la captivité ceux qui sont pour la captivité !

3  J’enverrai contre eux quatre espèces de fléaux, dit l’Eternel, L’épée pour les tuer, Les chiens pour les traîner, Les oiseaux du ciel et les bêtes de la terre Pour les dévorer et les détruire.

4  Je les rendrai un objet d’effroi pour tous les royaumes de la terre, A cause de Manassé, fils d’Ezéchias, roi de Juda, Et de tout ce qu’il a fait dans Jérusalem.

5  Qui aura pitié de toi, Jérusalem, Qui te plaindra ? Qui ira s’informer de ton état ?

6  Tu m’as abandonné, dit l’Eternel, tu es allée en arrière ; Mais j’étends ma main sur toi, et je te détruis, Je suis las d’avoir compassion.

7  Je les vanne avec le vent aux portes du pays ; Je prive d’enfants, je fais périr mon peuple, Qui ne s’est pas détourné de ses voies.

8  Ses veuves sont plus nombreuses que les grains de sable de la mer ; J’amène sur eux, sur la mère du jeune homme, Le dévastateur en plein midi ; Je fais soudain tomber sur elle l’angoisse et la terreur.

9  Celle qui avait enfanté sept fils est désolée, Elle rend l’âme ; Son soleil se couche quand il est encore jour ; Elle est confuse, couverte de honte. Ceux qui restent, je les livre à l’épée devant leurs ennemis, Dit l’Eternel.

10  Malheur à moi, ma mère, de ce que tu m’as fait naître Homme de dispute et de querelle pour tout le pays ! Je n’emprunte ni ne prête, Et cependant tous me maudissent.

11  L’Eternel dit : Certes, tu auras un avenir heureux ; Certes, je forcerai l’ennemi à t’adresser ses supplications, Au temps du malheur et au temps de la détresse.

12  Le fer brisera–t–il le fer du septentrion et l’airain ?

13  Je livre gratuitement au pillage tes biens et tes trésors, A cause de tous tes péchés, sur tout ton territoire.

14  Je te fais passer avec ton ennemi dans un pays que tu ne connais pas, Car le feu de ma colère s’est allumé, Il brûle sur vous.

15  Tu sais tout, ô Eternel, souviens–toi de moi, ne m’oublie pas, Venge–moi de mes persécuteurs ! Ne m’enlève pas, tandis que tu te montres lent à la colère ! Sache que je supporte l’opprobre à cause de toi.

16  J’ai recueilli tes paroles, et je les ai dévorées ; Tes paroles ont fait la joie et l’allégresse de mon cœur ; Car ton nom est invoqué sur moi, Eternel, Dieu des armées !

17  Je ne me suis point assis dans l’assemblée des moqueurs, afin de m’y réjouir ; Mais à cause de ta puissance, je me suis assis solitaire, Car tu me remplissais de fureur.

18  Pourquoi ma souffrance est–elle continuelle ? Pourquoi ma plaie est–elle douloureuse, et ne veut–elle pas se guérir ? Serais–tu pour moi comme une source trompeuse, Comme une eau dont on n’est pas sûr ?

19  C’est pourquoi ainsi parle l’Eternel : Si tu te rattaches à moi, je te répondrai, et tu te tiendras devant moi ; Si tu sépares ce qui est précieux de ce qui est vil, tu seras comme ma bouche. C’est à eux de revenir à toi, Mais ce n’est pas à toi de retourner vers eux.

20  Je te rendrai pour ce peuple comme une forte muraille d’airain ; Ils te feront la guerre, mais ils ne te vaincront pas ; Car je serai avec toi pour te sauver et te délivrer, Dit l’Eternel.

21  Je te délivrerai de la main des méchants, Je te sauverai de la main des violents.

 

 

Il n’est de salut que dans le retour à Dieu (v. 19). Vaines même les intercessions des grands ancêtres et autres saints (v. 1).

 

Le retour à Dieu ou le repentir — la repentance hélas si dénigrée : le retour à la vérité, par delà le mensonge. Sans quoi, « si nous le renions, il nous renie », tout en demeurant fidèle ! Car « si nous sommes infidèles, il demeure fidèle car il ne peut se renier lui-même » ! (2 Timothée 2, 12-13).

 

« Dieu se lève, ses ennemis se dispersent, Et ses adversaires fuient devant sa face.

Comme la fumée se dissipe, tu les dissipes ; Comme la cire se fond au feu, Les méchants disparaissent devant Dieu.

Mais les justes se réjouissent, ils triomphent devant Dieu, Ils ont des transports d’allégresse.

Chantez à Dieu, célébrez son nom ! Frayez le chemin à celui qui s’avance à travers les plaines ! » (Psaume 68, 1-4).

 

 

 

 

Luc 8

Par rolpoup :: jeudi 28 janvier 2010 à 23:30 :: Général

 

 

 

 

 

 

 

 

Où la parole germe…

 

 

 

Luc 8

1  Ensuite, Jésus allait de ville en ville et de village en village, prêchant et annonçant la bonne nouvelle du royaume de Dieu.

2  Les douze étaient avec lui et quelques femmes qui avaient été guéries d’esprits malins et de maladies : Marie, dite de Magdala, de laquelle étaient sortis sept démons,

3  Jeanne, femme de Chuza, intendant d’Hérode, Susanne, et plusieurs autres, qui l’assistaient de leurs biens.

 

4  Une grande foule s’étant assemblée, et des gens étant venus de diverses villes auprès de lui, il dit cette parabole:

5  Un semeur sortit pour semer sa semence. Comme il semait, une partie de la semence tomba le long du chemin : elle fut foulée aux pieds, et les oiseaux du ciel la mangèrent.

6  Une autre partie tomba sur le roc : quand elle fut levée, elle sécha, parce qu’elle n’avait point d’humidité.

7  Une autre partie tomba au milieu des épines : les épines crûrent avec elle, et l’étouffèrent.

8  Une autre partie tomba dans la bonne terre : quand elle fut levée, elle donna du fruit au centuple. Après avoir ainsi parlé, Jésus dit à haute voix : Que celui qui a des oreilles pour entendre entende !

9  Ses disciples lui demandèrent ce que signifiait cette parabole.

10  Il répondit : Il vous a été donné de connaître les mystères du royaume de Dieu ; mais pour les autres, cela leur est dit en paraboles, afin qu’en voyant ils ne voient point, et qu’en entendant ils ne comprennent point.

11  Voici ce que signifie cette parabole: La semence, c’est la parole de Dieu.

12  Ceux qui sont le long du chemin, ce sont ceux qui entendent ; puis le diable vient, et enlève de leur cœur la parole, de peur qu’ils ne croient et soient sauvés.

13  Ceux qui sont sur le roc, ce sont ceux qui, lorsqu’ils entendent la parole, la reçoivent avec joie ; mais ils n’ont point de racine, ils croient pour un temps, et ils succombent au moment de la tentation.

14  Ce qui est tombé parmi les épines, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole, s’en vont, et la laissent étouffer par les soucis, les richesses et les plaisirs de la vie, et ils ne portent point de fruit qui vienne à maturité.

15  Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole avec un cœur honnête et bon, la retiennent, et portent du fruit avec persévérance.

16  Personne, après avoir allumé une lampe, ne la couvre d’un vase, ou ne la met sous un lit ; mais il la met sur un chandelier, afin que ceux qui entrent voient la lumière.

17  Car il n’est rien de caché qui ne doive être découvert, rien de secret qui ne doive être connu et mis au jour.

18  Prenez donc garde à la manière dont vous écoutez ; car on donnera à celui qui a, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il croit avoir.

19  La mère et les frères de Jésus vinrent le trouver ; mais ils ne purent l’aborder, à cause de la foule.

20  On lui dit : Ta mère et tes frères sont dehors, et ils désirent te voir.

21  Mais il répondit : Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique.

 

22  Un jour, Jésus monta dans une barque avec ses disciples. Il leur dit : Passons de l’autre côté du lac. Et ils partirent.

23  Pendant qu’ils naviguaient, Jésus s’endormit. Un tourbillon fondit sur le lac, la barque se remplissait d’eau, et ils étaient en péril.

24  Ils s’approchèrent et le réveillèrent, en disant : Maître, maître, nous périssons ! S’étant réveillé, il menaça le vent et les flots, qui s’apaisèrent, et le calme revint.

25  Puis il leur dit : Où est votre foi ? Saisis de frayeur et d’étonnement, ils se dirent les uns aux autres : Quel est donc celui–ci, qui commande même au vent et à l’eau, et à qui ils obéissent ?

26  Ils abordèrent dans le pays des Géraséniens, qui est vis–à–vis de la Galilée.

27  Lorsque Jésus fut descendu à terre, il vint au–devant de lui un homme de la ville, qui était possédé de plusieurs démons. Depuis longtemps il ne portait point de vêtement, et avait sa demeure non dans une maison, mais dans les sépulcres.

28  Ayant vu Jésus, il poussa un cri, se jeta à ses pieds, et dit d’une voix forte : Qu’y a–t–il entre moi et toi, Jésus, Fils du Dieu Très–Haut ? Je t’en supplie, ne me tourmente pas.

29  Car Jésus commandait à l’esprit impur de sortir de cet homme, dont il s’était emparé depuis longtemps ; on le gardait lié de chaînes et les fers aux pieds, mais il rompait les liens, et il était entraîné par le démon dans les déserts.

30  Jésus lui demanda : Quel est ton nom ? Légion, répondit–il. Car plusieurs démons étaient entrés en lui.

31  Et ils priaient instamment Jésus de ne pas leur ordonner d’aller dans l’abîme.

32  Il y avait là, dans la montagne, un grand troupeau de pourceaux qui paissaient. Et les démons supplièrent Jésus de leur permettre d’entrer dans ces pourceaux. Il le leur permit.

33  Les démons sortirent de cet homme, entrèrent dans les pourceaux, et le troupeau se précipita des pentes escarpées dans le lac, et se noya.

34  Ceux qui les faisaient paître, voyant ce qui était arrivé, s’enfuirent, et répandirent la nouvelle dans la ville et dans les campagnes.

35  Les gens allèrent voir ce qui était arrivé. Ils vinrent auprès de Jésus, et ils trouvèrent l’homme de qui étaient sortis les démons, assis à ses pieds, vêtu, et dans son bon sens ; et ils furent saisis de frayeur.

36  Ceux qui avaient vu ce qui s’était passé leur racontèrent comment le démoniaque avait été guéri.

37  Tous les habitants du pays des Géraséniens prièrent Jésus de s’éloigner d’eux, car ils étaient saisis d’une grande crainte. Jésus monta dans la barque, et s’en retourna.

38  L’homme de qui étaient sortis les démons lui demandait la permission de rester avec lui. Mais Jésus le renvoya, en disant:

39  Retourne dans ta maison, et raconte tout ce que Dieu t’a fait. Il s’en alla, et publia par toute la ville tout ce que Jésus avait fait pour lui.

 

40  A son retour, Jésus fut reçu par la foule, car tous l’attendaient.

41  Et voici, il vint un homme, nommé Jaïrus, qui était chef de la synagogue. Il se jeta à ses pieds, et le supplia d’entrer dans sa maison,

42  parce qu’il avait une fille unique d’environ douze ans qui se mourait. Pendant que Jésus y allait, il était pressé par la foule.

43  Or, il y avait une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans, et qui avait dépensé tout son bien pour les médecins, sans qu’aucun ait pu la guérir.

44  Elle s’approcha par derrière, et toucha le bord du vêtement de Jésus. Au même instant la perte de sang s’arrêta.

45  Et Jésus dit : Qui m’a touché ? Comme tous s’en défendaient, Pierre et ceux qui étaient avec lui dirent : Maître, la foule t’entoure et te presse, et tu dis: Qui m’a touché ?

46  Mais Jésus répondit : Quelqu’un m’a touché, car j’ai connu qu’une force était sortie de moi.

47  La femme, se voyant découverte, vint toute tremblante se jeter à ses pieds, et déclara devant tout le peuple pourquoi elle l’avait touché, et comment elle avait été guérie à l’instant.

48  Jésus lui dit : Ma fille, ta foi t’a sauvée ; va en paix.

49  Comme il parlait encore, survint de chez le chef de la synagogue quelqu’un disant : Ta fille est morte ; n’importune pas le maître.

50  Mais Jésus, ayant entendu cela, dit au chef de la synagogue : Ne crains pas, crois seulement, et elle sera sauvée.

51  Lorsqu’il fut arrivé à la maison, il ne permit à personne d’entrer avec lui, si ce n’est à Pierre, à Jean et à Jacques, et au père et à la mère de l’enfant.

52  Tous pleuraient et se lamentaient sur elle. Alors Jésus dit : Ne pleurez pas ; elle n’est pas morte, mais elle dort.

53  Et ils se moquaient de lui, sachant qu’elle était morte.

54  Mais il la saisit par la main, et dit d’une voix forte : Enfant, lève–toi.

55  Et son esprit revint en elle, et à l’instant elle se leva ; et Jésus ordonna qu’on lui donnât à manger.

56  Les parents de la jeune fille furent dans l’étonnement, et il leur recommanda de ne dire à personne ce qui était arrivé.

 

 

La germination de la parole de Dieu répandue par Jésus porte un fruit de délivrance de toutes les captivités. C’est ce qu’indiquent les récits qui entourent ici la parabole du semeur (v. 4-21)…

 

Depuis la délivrance de l’idolâtrie, avec Marie de Magdala dont « étaient sortis sept démons » (v. 2)… « Daïmonia », à savoir dans le vocabulaire grec, divinités plurielles des divers panthéons.

 

Délivrance portée par la parole annoncée, parole créatrice, ce que souligne à nouveau le passage qui suit : la délivrance du Gérasénien « possédé de plusieurs démons » (v. 22-39).

 

Et à nouveau la double libération, deux libérations d’un autre ordre celles-là, libération de captivités sociales et psychiques, celle de la femme perdant son sang et celle de l’adolescente relevée du sommeil (v. 52) par la parole de Jésus : «  enfant, lève-toi » (v. 54).

 

« Poussez vers Dieu des cris de joie, Vous tous, habitants de la terre !

Chantez la gloire de son nom, Célébrez sa gloire par vos louanges ! » (Psaume 66, 1-2)

 

 

 

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